The Snow Queen, ou La Reine des Neiges, est le premier long métrage d’animation du studio russe Wizart Animation. Il a été réalisé par Vlad Barbe et Maxim Sveshnikov en 3D CGI, une première pour l’animation russe qui n’avait jamais conduit de tel projets et n’avait pas d’artistes vraiment formés pour ça. Il semblerait que les animateurs se soient plus ou moins formés sur le tas !

La Reine des Neiges est un conte, connu mondialement, de Hans Christian Andersen et publié en 1844. Pour l’anecdote, bien que le conte soit inhabituellement long (il contient sept histoires) il aurait été écrit en cinq jours ! C’est parce que ce conte fait partie du patrimoine culturel russe (bien que danois d’origine), tout en étant une référence mondiale, qu’il a été choisi pour être le sujet du premier film du studio. De cette façon, le film plairait sur le territoire national, mais également à l’international.

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Dans le conte original, il est question (de mémoire) d’un miroir forgé par des démons dont les éclats, lorsqu’il est brisé, s’envolent à travers le monde. Un jour le jeune Kai reçoit un de ces éclats dans l’œil, et depuis lors il n’est plus le même. Distant, froid, mesquin, son amie Gerda ne le reconnait plus. Malgré cela, quand il part avec la Reine des Neiges sur son traineau, elle décide de partir à sa recherche. Elle sera alors aidée de toutes sortes de personnes et d’entités dans sa quête, et affronteras plusieurs dangers. Au terme de son voyage, elle retrouvera Kai dans le château de glace, et le pleurera si fort que ses larme pénétreront jusqu’au cœur de son ami, et le libérera.

Maxim Sveshnikov a voulu combiner l’atmosphère magique des vieilles histoires avec les influences modernes, surtout en termes de techniques d’animation, pour leur film. Il a souhaité se démarquer de toutes les adaptations faites auparavant, et pour ce conte bien connu de Andersen, il y en a eu ! Apparemment on devrait y trouver tout ce qui fait le succès des blockbusters : amitié, amour, courses poursuites, batailles, évolutions de personnage et magie. Le film sera également plus axé sur les personnages secondaires, ce qui devrait permettre de mieux comprendre la Reine de Neiges et pourquoi elle gèle le cœur des gens :

Voulant créer un nouveau monde, où la pureté des lignes remplace les émotions et où le vent polaire glace les âmes humaines, la Reine des Neiges essaie de trouver et de détruire tous les artistes et leurs descendants. Gerda vit dans ce monde froid, sous le contrôle de la maléfique Reine des Neiges qui a glacé le cœur des gens. Quand son meilleur ami Kai est fait prisonnier par erreur par la Reine des Neiges, Gerda se lance dans une dangereuse quête pour le libérer et ramener l’amour et la chaleur dans le monde.

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Le film est vu comme un espoir pour relancer l’animation russe, jusqu’ici confinée sur un marché intérieur. Le studio a d’ailleurs d’ores et déjà prévu un second film pour 2014, Sheep and Wolves. Avec tant d’ambitions, c’est un studio à garder à l’œil. Personnellement, j’ai toujours beaucoup apprécié La Reine des Neiges, qui est l’un de mes contes favoris, j’attends donc de voir ce film avec impatience. Encore une fois je déplore l’utilisation de la CGI, surtout pour cette histoire que j’ai toujours imaginé animée de manière traditionnelle. Cependant Disney a également prévu d’adapter ce conte en animation 3D, la différence se fera donc sur le traitement de l’histoire.

Dans tous les cas, je ne comprends pas le russe, il faudra donc compter sur une sortie française, ou du moins anglophone, pour avoir l’occasion de voir, sinon de comprendre ce film. La bande annonce ci-dessous est en anglais et ne présente pas tellement de points communs avec l’histoire originale. A vous de juger !

 

7 Comments

  1. Habitant actuellement en Russie, je l’ai vu aujourd’hui même et je confirme: très sympa!

    Sans pour autant balancer au spectateur des grosses scènes de foule spectaculaire, mais se restreignant à quelques personnages (limitation pratique ou financière?), les auteurs de ce film réalisé entre Voronej et Moscou développent de splendides visuels et des designs créatifs.

    Les personnages principaux traversent des arcs bien développés (surtout celui du troll, que l’on voit sous la forme d’un petit animal à 0:48)

    Au début j’ai eu peur, le film commençant par un prologue avec narrateur pour exposer ses prémices, mais par la suite les divers épisodes, bien qu’assez hétéroclites, s’enchaînent parfaitement.

    Je vante déjà ce film à tous mes amis russes, et je compte bien surveiller sa sortie en France pour le faire partager à mes compatriotes!

    Tertius

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