Nous savions avant même d’arriver à Lille que ce mardi serait le jour de la réalité virtuelle,avec pas moins de 4 projets uniquement dédiés à ce format ainsi que les autres propositions qui en font mention.

Avant tout ça, nous avons pu assister à une édifiante conférence de Marc Wheeler intitulée « L’anatomie du fandom », où il est revenu sur la constitution des fanbases et de l’évolution selon la démographie et des secteurs bien définis, comme le soutien massif en faveur d’une marque et l’engagement de la communauté, où le spécialiste est revenu sur la différence entre un fan et un spectateur ou encore de se méfier des fans hardcores, qui peuvent constituer un repoussoir dans les bases de fans en rejetant la nouveauté ou les nouveaux venus lorsque la marque traverse les époques .

Dashenka : The story of a puppy

Jiri Jadeck, de Cofilms, nouveau venu sur le terrain du transmédia après une longue expérience professionnelle dans le milieu du doublage, l’adaptation et de la création audiovisuelle en République Tchèque, est venu présenter Dashenka, l’adaptation en série TV et en réalité virtuelle de l’unique roman jeunesse de Karel Čapek, Dachenka ou la vie d’un bébé chien, publié en 1933, qui possède des photographie de l’animal, un fox terrier à poil dur.

La série d’animation succédera à la ligne narrative du livre, tandis que l’expérience VR s’attachera à la trame originale et évoquer la relation avec le bébé chien.

Le projet est en cours d’écriture et recherche des partenaires tandis que l’esthétique n’est pas du tout fixée, la présentation possédant un look très dépouillé qui a cependant séduit les experts, également en raison de la flexibilité budgétaire que ça entraîne.

Dream’in Zone

Ce projet est une co-production entre Zéro de conduite, Nobody Film, Studio Yog et Ciné Litté Productions. La narration prend le point de vue de Yuri, une vieille dame qui se souvient de son père soldat, cette quête du père va l’emmener à la frontière entre les deux Corée. Il s’agit d’une expérience immersive de vingt minutes mêlant indices oniriques naturels et souvenirs de guerre.

Des animations sur les éléments naturels ont été prévues pour rendre l’interactivité la plus vraisemblable possible, d’ailleurs le nom de Miyazaki a été évoqué à la vue de mignons petits galets. L’expérience a été qualifiée d’élastique de par ses spécificités. Mon expérience de spectatrice VR m’a évoqué la fluidité naturelle de Sonaria de Scot Stafford, testée au précédent festival d’Annecy.

Ce projet sera accessible en Web VR, ce qui permettra de le voir sur tous les support de casques. A suivre !

Griffon VR

Produit par Webspider Productions, Griffon est un projet d’expérience VR d’une dizaine de minutes où la lumière et la musique occupent une place prépondérante. Le pitch narratif est simple : un enfant qui dessine et joue avec ses parents est témoin de la chute de la civilisation, se retrouve poursuivi par une horde d’émeutiers qui détruisent des éléments culturels connus, le tout dans une esthétique qui convoque autant l’expressionnisme allemand que le jeu Inside (qui fait d’ailleurs partie des références).

Au-delà du postulat, c’est le poids de la métaphore promouvant la créativité qui doit être contrôlé en équilibrant la narration et le côté anxiogène de la situation évoquée, des points qui sont encore en flux, car si l’attachement au patrimoine et a la culture est un point intéressant, c’st le rôle de cet enfant et du Griffon qu’il imagine qui manque de richesse et d’enjeu.

J’ai toutefois aimé certaine volontés attachées au projet, comme l’absence de texte ou de voix off pour laisser place à la musique et à l’image, dont la direction artistique est de Mathieu Bétard.

Cocotte-minute

Ce dernier projet coup de coup de cœur est produit par Le Bureau des Curiosités et allie décors en gravure sur bois et enquête immersive. Dans un univers de manoir en noir et blanc, on suit cinq personnages haut en couleurs (pickpocket, médiums, journaliste…) enquêtant sur la disparition de leur hôte magicien. Le principal antagoniste est Igor Mortis, frère du disparu, dont le costume noir le rend invisible, mais on peut encore le détecter grâce à un jeu de superposition avec les lignes blanches des murs des différentes pièces.

Reprenant les bases d’un Cluedo efficace, on pourra mener à bien investigation d’un point de vue extérieur à l’intrigue et percevoir ce qui se passe dans une pièce de la maison en temps réel. L’action dure vingt minutes, avec au total cent vingt minutes de contenu pour diversifier les réactions des personnages et ménager le suspens. En attendant de savoir qui a tué le magicien dans la cuisine avec le chandelier, on suit l’affaire avec attention.

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