Piano Forest est un long-métrage d’animation japonais réalisé par Masayuki Kojima chez Madhouse en 2007. En sélection officielle au festival d’Annecy 2008, il est officiellement sorti en vidéo en France un an plus tard chez Kaze. Le film, qui met en avant la musique à travers l’histoire de deux jeunes amis pianistes, est l’adaptation d’un manga (« Piano no Mori -The perfect world of KAI », non édité en France) qui compte 26 volumes et qui s’est achevé l’année dernière !

[message]Shûhei Amamiya est un garçon de bonne famille dont le rêve est de devenir un grand pianiste comme son père. Un jour, il déménage de Tokyo pour aller vivre quelque temps chez sa grand-mère malade. Là, il y rencontre Kaï Ichinose, un jeune garçon issu d’une famille pauvre et devient son ami. Dans leur classe, pour être respecté, il faut aller jouer du piano abandonné dans la forêt et que l’on dit cassé. Kaï, qui se dit propriétaire du piano, se révèle être le seul à pouvoir en jouer et est de surcroit très doué. Cette rencontre marque le début de l’apprentissage du piano entre deux enfants talentueux : l’un fils de bonne famille, l’autre, enfant des rues mais ayant en commun une passion : le piano.[/message]

pianoforest_screen_01L’un est un fils de bonne famille élevé dans l’ombre de son père. L’autre est un enfant des rues indomptable qui n’obéit qu’à ses instincts. Ces deux adolescents ont une passion commune: le piano. Mais l’un et l’autre cultivent un rapport différent à la musique. Pour le premier, c’est un challenge qui se gagne par l’effort. Pour le second, c’est l’expression secrète et ludique de sa nature profonde. Mais lorsque les deux garçons s’essaient au piano magique caché dans la forêt, seul le second parvient à lui faire émettre des sons…

On retrouve dans ce film un des styles favoris du cinéma d’animation japonais : le récit initiatique. En effet, c’est par la découverte et la pratique du piano que les deux jeunes garçons vont apprendre à mieux se connaitre eux-mêmes. La distribution est classique : un garçon de bonne famille qui pratique le piano depuis toujours et veut en faire sa carrière, un deuxième issu du bas de l’échelle sociale qui joue pour le plaisir et s’avère être un génie et un ancien pianiste de renommée recyclé en professeur. Ah non, j’oubliais, le piano de la forêt, avec la dimension mystique qui l’entoure, est un véritable personnage du film.

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Le film se regarde sans ennui, mais l’histoire s’avère sans surprises. Pire, là où j’espérais la présence de quelques éléments fantastiques, toute possibilité disparaît en milieu de film au profit du concours de piano. Et les deux garçons, qui se retrouvent à concourir pour le même prix, font bien évidemment preuve d’une grande sagesse en se soutenant mutuellement, blablabla. Une bonne engueulade, du genre « ennemis pour la vie », ça aurait été tout aussi attendu, mais au moins ça aurait pimenté un peu le tout ! Heureusement, le personnage de la jeune pianiste, qui fait son apparition pendant ce concours, séduit immédiatement.

Bref, une histoire simple pour une animation bien réalisée. J’aurai aimé y retrouver plus de magie, de folie (à l’image de l’invasion des Mozart, très bonne idée) et moins de … normalité. Quant à la fin qui n’en est pas une, je suppose que l’histoire n’était pas terminé à l’époque (puisque le manga a continué jusqu’en 2015) mais ça reste un peu frustrant.

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