L’annonce de la sélection du festival de Cannes, qui prend la forme d’un label cette année en raison de la non-tenue de l’événement, a révélé une belle surprise. Si depuis quelques mois il avait été confirmé que Miyazaki fils travaillait à un long-métrage aux studios Ghibli, c’est désormais officiel : Aya to Majo, ou en français adapté du japonais Aya et la sorcière est dans la sélection cannoise ! A nouveau adapté d’un roman de Diana Wynne Jones après Le Château Ambulant, c’est ici une publication de 2011 titrée Earwig and the Witch qui a été choisie par le studio. A défaut d’un synopsis officiel, voici celui du livre :

La plupart des orphelinats sont horribles, mais à celui de St Morwald c’est Aya qui mène la danse, et elle adore cet endroit. La dernière chose qu’elle souhaite, c’est d’être adoptée par la très étrange sorcière Bella Yaga, le démon Mandrake et leur chat noir parlant, Thomas. Aya veut apprendre la magie, mais elle aura besoin de toute son astuce pour y parvenir…

On trouve sur le site de la NHK le synopsis court suivant : “Aya a grandi sans savoir qu’elle est la fille d’une sorcière. elle est un jour accueillie dans une maison étrange où vit une méchante sorcière, qui lui révèle sa filiation.”

Produit par Toshio Suzuki, on trouve sur Aya et la sorcière Hayao Miyazaki au poste de planning, qu’il avait déjà occupé sur La colline aux coquelicots, le précédent métrage de son fils, ce qui avait amené à des tensions entre les deux (ce qui fut une évolution vu que sur le très médiocre Contes de Terremer, il n’y avait eu aucune communication entre eux). Gorō Miyazaki avait depuis réalisé l’adaptation animé de Ronja, fille de brigand, une co-production entre Ghibli et Polygon Pictures (la trilogie animée Godzilla sur netflix adaptant une oeuvre d’Astrid Lindgren, déjà disponible chez nous sur Tfou Max, arrivera au mois d’Août en VOD et plus tard en DVD/Blu-ray via Septième Factory.

Le titre en japonais, aussi la seule image officielle du film.

Le film n’est pas prévu pour une sortie dans les salles japonaises et sera directement diffusé cet hiver 2020 sur la NHK, qui en est également coproductrice, ce qui fait d’Aya et la sorcière le deuxième téléfilm du studio après Ocean Waves. Pour la France comme l’international, c’est Wild Bunch qui dispose des droits d’Aya et la sorcière, il reste donc à voir si un distributeur est prêt à miser sur le retour de Ghibli en salles ou si une plate-forme de streaming va sortir la monnaie pour s’assurer une belle exclusivité. En attendant la complétion du film du père, le fils peut-il faire l’affaire ?

Note de Toshio Suzuki, producteur du film : 

Que va-t-il arriver au monde après le Coronavirus ? C’est certainement la question la plus importante pour beaucoup de gens. Même les films et la télévision ne peuvent y échapper. Aya est-elle une oeuvre qui tiendra la distance après le passage du Coronavirus ? J’y ai pensé plusieurs fois en regardant les rushes, et je me suis rendu compte que le meilleur atout du film était la sagesse d’Aya. Avec la sagesse, on peut tout surmonter, et je fus soulagé à cette pensée. Si Fifi Brindacier est la fille la plus forte du monde, Aya est l’histoire de celle qui est la plus intelligente. Elle est agaçante, mais pour une raison qui m’échappe, Aya est si mignonne. En me demandait d’ailleurs à qui elle pouvait bien ressembler, c’est à Gorō, son réalisateur, que j’ai pensé… même s’il a accueilli cette remarque avec embarras.

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