Après Berserk , encore un film qui dépend lourdement d’une autre œuvre. Dans le cas de Blood-C : The Last Dark, c’est la série éponyme qu’il conclut, se rendant lui-même difficile d’accès pour les néophytes qui auraient le malheur de découvrir les personnages et l’univers en abordant précisément ce film.

Tokyo, de nos jours. Alors qu’un couvre-feu et d’autres restrictions viennent limiter l’accès des mineurs à Internet, un groupe de jeunes hackers a vent d’une rumeur selon laquelle des expériences seraient menées sur des humains.

Pour résumer simplement : il fait intervenir l’héroïne principale, Saya, dans un Tokyo sous couvre-feu en raison de la menace vampirique. Tout ceci s’inscrit dans une histoire de résistance face à l’état japonais, qui profite de la situation pour verrouiller les libertés des citoyens.

Elle va donc aider les nouveaux personnages dans leur quête, mais le film n’est réellement prétexte qu’à relater des faits reliant la série au film, ou du contexte expliqué, ce qui est vite redondant car ces tunnels de dialogues s’attaquent au rythme même du métrage.

On a donc affaire à un film aux péripéties assez sclérosées par le poids des évènements passés. Cela ne lui permet pas de tenir la route, car, si on devait retirer ces mêmes explications et ces dialogues, on se rend compte que le tout aurait pu tenir en un épisode spécial d’une durée de 40 minutes.

Ce qui est dommage, tant l’univers en lui-même est plutôt attractif, bien que le design de départ, très typé shojo, ne me parle pas autant que les premières œuvres de la franchise Blood. Production I.G, créateurs de la franchise Blood et le groupe de manga CLAMP

Les personnalités des protagonistes ne m’ont également pas attiré outre mesure. Je déteste devoir employer cette formule pour parler d’un film, mais
Blood-C : The Last Dark est réellement à réserver aux personnes averties et amatrices de la série, afin de maximiser le potentiel du film.

En l’état, le film peut rester bien moins intéressant qu’il ne l’est vraiment, d’où ces conseils à appliquer.

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