Après un passage en avant-première au Festival international du film d’animation d’Annecy où le film fut projeté à la suite de Planet of the Monsters, Godzilla : City on the Edge of Battle est désormais disponible sur Netflix dans le monde entier après un bref passage dans les cinémas japonais.

Les humains de retour sur la planète Terre après 20.000 ans d’absence ont réveillé une nouvelle race de monstre. S’élevant des profondeurs de la planète lors des dernières minutes du premier long-métrage, le « Godzilla Earth » est apparu. Mesurant 300 mètres de haut et pesant plus de 100.000 tonnes, porteur d’une puissance destructrice inégalée, il provoque la retraite d’Haruo et des survivants restants. Au secours de ce dernier, Miana, membre d’une tribu aborigène appelée les Houtua, les premiers humanoïdes que les survivants ont rencontrent. Sont-ils les descendants des humains ? “Notre dieu a été détruit par Godzilla. Tout ce qu’il nous reste de lui sont deux œufs. Tous ceux qui ont osé résisté et se battre ont été noyé dans le feu atomique” raconte la tribu à Haruo, pour qui cette progéniture pourrait être le dernier espoir de retrouver leur planète. Pendant ce temps, le commandant Galu-gu est admirablement surpris de découvrir que les têtes des flèches de la tribu Houtua sont faites de nanométal, un élément auto-persistant développé au 21ème siècle pour faire partie de l’arme “anti-Godzilla” sur lesquels les Bilusaludo travaillaient avant l’évacuation de leur base sous le Mont Fuji, le fameux MechaGodzilla. La présence de nanométal est une preuve que l’usine est encore en fonctionnement, et la source de l’amélioration et l’activation de MechaGodzilla, afin de combattre la nouvelle incarnation de 300 mètres du Roi des Monstres.

Je ne vous ferai pas ici la critique de ces deux films puisqu’ils rejoindront dans une date future le cahier critique de notre site aux cotés de mon compte-rendu du WIP ayant eu lieu l’année dernière, mais je vais vais tout de même vous en toucher quelques mots.

Après un Planet of the Monsters qui était assez intéressant mais payait le prix d’être un film d’introduction de ce nouvel univers très science-fiction et des personnages qui le peuplent, City on the Edge of Battle passe au niveau supérieur après le twist du film précédent, en introduisant la tribu des Houtua, post humains vénérant un œuf que l’on devine être Mothra avec qui ils sont télépathiquement en relation, ainsi que la fameuse ville du titre, qui se révèle être une extension de Mechagodzilla, une variation qui est la bienvenue.

De son côté, Haruo discute enfin le bien fondé de ses actions, tiraillé entre la sauvegarde des siens et le comportement de plus en plus robotique des Bilusaludo, dont le seul objectif est de vaincre Godzilla. Le rythme du film est plus palpitant, les enjeux sont clairs dès le départ tout comme la force donnée par le twist du film précédent fonctionne bien, et j’ai apprécié que les choix de scénario de Gen Urobuchi finissent par payer de cette manière, tout comme l’idée de subvertir des clichés du Kaijū eiga.

Niveau technique, ce second long-métrage de Hiroyuki Seishita et Kobun Shizuno capitalise sur les leçons du précédent et Polygon Pictures, déjà bien à l’aise dans ce style 3D, gratifie le métrage de fort belles séquences très lisibles, et les fameux vautours, ces méchas qui sont sensés attirer Godzilla vers le nouveau lieu de la bataille, sont très bien mis en valeur. Enfin la musique de Takayuki Hattori, plutôt discrète dans Planet of the Monsters, est ici bien plus présente, soutenant très bien l’action !

Il me tarde de découvrir en fin d’année, ou au début de l’année prochaine le dernier chapitre de cette trilogie, titré Godzilla : Planet Eater, promettant de l’action entre Titans puisque King Ghidorah sera de la partie via les croyance des Exif…

Godzilla : City on the Edge of Battle – trailer japonais #2

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