Après une longue file d’attente sous un soleil écrasant, c’est avec soulagement que le public dont je faisais partie a pu prendre place dans la salle des Haras afin de découvrir le dernier court métrage Disney, qui accompagnera au cinéma la sortie de Big Hero 6.

Réalisé par Patrick Osborne, le film nous a été présenté dans des conditions optimales et comme pour le celui de l’année dernière, il va sans dire que la 3D est très recommandée !

Après un premier visionnage, c’est le réalisateur lui-même qui a présenté la genèse du projet, ce qui a permis d’ouvrir une fenêtre sur ce qui se déroule actuellement en termes de recherche sur les formats courts, où les artistes ont une liberté quasi totale dans la manière de raconter leurs histoires.

L’idée de base de Feast fut donc de conter sous forme d’instantanés les repas marquants de la vie d’un personnage, avant même d’y implémenter le point de vue qu’est celui du chien, devenu par la suite ce témoin privilégié pour raconter l’histoire, le cadre étant toujours braqué sur l’animal, laissant les arrières et avants plans pour évoquer l’histoire de son maître, avec qui il partage ses repas.

Si Feast ne possède pas les mêmes atouts que Paperman ni le délire nostalgique de Get a Horse, il possède tout de même une chose en commun avec le précédent court métrage Disney : cette recherche obsessionnelle de la signature artistique afin de répondre plus efficacement aux objections du public lorsque de nouveaux personnages ou univers leurs sont présentés.

Car le nerf de la guerre se trouve bien à ce niveau pour les équipes créatives : Comment transmettre au mieux la force artistique du projet. L’on sait que la force narrative est à leur portée, mais l’outil numérique semble encore poser beaucoup de problème, alors même que les character designs plus complexes sont légions dans les autres techniques d’animation.

Feast se pose donc comme un élément de réponse esthétique très intéressant dans sa soumission totale à la direction artistique, répliquant avec bonheur l’univers visuel de Jeff Turley tout en entrant dans le cadre narratif voulu posé par Patrick Osborne.

Cela provoque deux objet d’impatience : Revoir ce festin, bien sûr, et que la firme de Burbank confie un long-métrage à ce binôme ultra efficace !

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