A l’occasion de la sortie vidéo d’Hôtel Transylvanie de Genndy Tartakovsky (qui a eu droit à une critique ici-même au moment de sa sortie cinéma), j’ai pu poser quelques question à Alex Goude, doubleur de Johnny dans la version française. Si vous écoutez le podcast, vous savez déjà que je ne suis pas client des versions françaises, dont les choix artistiques peuvent parfois laisser dubitatif (je ne cesse de rager sur celle des Mondes de Ralph) et que je suis un défenseur forcené des voix originales.

Si vous lisez ma critique, vous constaterez que pour une fois, j’avais été satisfait, ce qui veut dire que je n’allais pas mordre furieusement mon interlocuteur à la jugulaire !

Quelles ont été les scènes du film les plus difficiles à doubler ?

Les scènes musicales, et de loin ! (rires) En fait, je ne me vois pas comme un chanteur, j’ai l’impression d’avoir une voix de casserole et lorsque j’ai accepté de doubler le film, j’ai prévenu la directrice artistique Barbara Tissier de mon manque de talent.

Une personne avait même été prévue pour me remplacer au chant, mais il a tout de même été décidé de faire un essai. J’ai stressé plusieurs jours avant, convaincu que ça allait être une catastrophe ! (Rires)

Mais ça s’est bien passé, j’ai été coaché par Claude Lombard (directrice musicale du film, ndr) une grande dame, qui tourne avec Aznavour ! Et tout s’est bien retrouvé à l’écran.

Avez-vous doublé une partie du film en présence d’autres comédiens (Serge Faliu, Virginie Efira…) ?

Hélas non ! Pour des raisons d’acoustique comme de disponibilité, les voix étaient préenregistrées selon l’ordre de passage donc c’était parfois moi qui posait ma voix en premier, parfois les autres, parfois Virginie, nous nous répondions par enregistrement interposé, ce qui pouvait changer la spontanéité de nos répliques.

L’épreuve du doublage a-t-elle été difficile à appréhender ?

Avant d’arriver à la télévision, j’ai fait onze ans de  théâtre et la formation qui l’accompagne, donc se retrouver à faire du doublage fut en fin de compte assez simple en terme d’émotion. Une sorte de retour aux sources. Et le fait de se mettre dans la peau d’un « d’jeuns » qui n’a peur de rien était très amusante. A sa place, j’aurai été mort de trouille et je ne me serais certainement pas amouraché de la fille de Dracula ! (Rires)

Ce qui peut donner l’envie d’improviser. Est-ce qu’il y a eu la possibilité de modifier le texte ?

Oui, j’ai réussi notamment à placer le genre de blague qui est un peu ma marque de fabrique, à savoir « Je vais régler ton compte, Dracula ».

Il faut savoir que les américains sont très contrôlant et chaque ligne à modifier devait faire l’objet de plusieurs validations et débats afin qu’ils comprennent que ça ne dénaturait pas le message original, voire que ça rendrait le dialogue plus spontané tout en s’intégrant au côté comédie du film.

On avait déjà pu vous entendre dans Tempête de Boulettes Géantes…

Oui, dans le rôle d’un présentateur de télévision, comme c’est bizarre ! (Rires) J’imagine qu’ils ont bien aimé ce que j’ai fourni comme prestation puisque j’ai été rappelé pour Hôtel Transylvanie.

Attention, ça ne veut pas dire que je n’ai pas tout d’abord regardé de quoi ça parlait, et ce que j’en ai vu m’a plu donc je suis monté à bord. Le succès du film fut tel que la suite est déjà programmée, donc si Johnny est de la partie…

Est-ce qu’on aura l’opportunité de vous entendre à nouveau dans un film d’animation avant la sortie de cette suite ?

Oui, j’ai déjà travaillé sur un autre projet à sortir, mais pour le moment, je ne peux pas en dire plus…

Hôtel Transylvanie est disponible partout depuis le 14 juin en DVD, Blu-Ray 2D/3D en en VoD !

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