On vous parle peu de Coco, le second long-métrage Pixar de 2017 car il y avait jusqu’ici bien peu d’informations disponibles, une grande partie d’entre elles ayant été révélées durant le dernier D23. Au-delà de de ça, Coco doit se sentir à l’heure actuelle bien seul, coincé entre un Cars 3, un Indestructibles 2 et un Toy Story 4. EW a eu la chance de faire un tour dans les locaux de Pixar, et en a ramené des informations qui nous éclairent un peu plus sur ce très solitaire projet original.

Depuis l’annonce du projet en 2012, on en sait plus sur les polémiques soulevées par le film que sur ses vrais thématiques, depuis la tentative de Disney de déposer une marque « Jour des morts », les accusations d’appropriation culturelle jusqu’à l’annonce du co-réalisateur, Adrian Molina et de nombreux autres artistes latino afin de saisir correctement l’identité culturelle que l’histoire (écrite par Molina) évoque. Avant la constitution de ce binôme de réalisateurs, c’était Lee Unkrich (Toy Story 3) qui était aux commandes, pour un film produit par Darla K. Anderson (Toy Story 3, Monstres et Cie, Cars).

Miguel et sa grand-mère.

Un film plein de musique, mais pas une comédie musicale

Coco est à propos de l’ambition secrète de Miguel, un jeune garçon qui habite un village bruyant et coloré du Mexique. Mais celui-ci vient d’une famille de cordonniers qui doit être la seule à détester la musique. Depuis des générations, les Rivera ont banni la musique car ceux-ci se croient victimes d’une malédiction. Il y a quelques générations, l’arrière-arrière-grand-père de Miguel abandonna sa femme, Imelda, pour se consacrer à ses propres rêves de devenir un musicien, lui laissant la charge de la famille. Désormais florissants, les Rivera respectent le credo d’Imelda (Renée Victor), considérant que la musique est morte à leurs yeux.

Mais Miguel veut lui-aussi avoir droit à son moment de musique, inspiré par son chanteur préféré, le vieil Ernesto de la Cruz (Benjamin Bratt). Ce n’est qu’après que Miguel ait découvert un étrange lien entre De La Cruz et lui-même qu’il décide de copier le chanteur, entrant dans le même temps par accident dans le monde des morts.

Au sein du merveilleux monde des morts, il faut peu de temps à Miguel pour rencontrer les âmes de sa propre famille, des générations d’ancêtres Rivera, morts depuis longtemps mais à l’esprit vivaces, incluant Imelda. Toutefois, ayant l’occasion de parcourir ces contrées, Miguel décide de retrouver De la Cruz. Il fera équipe avec un esprit amical, squelettique mais farceur nommé Hector (Gael García Bernal) pour mener à bien sa quête, qui pourrait lui octroyer l’autorisation de jouer de la musique et de revenir du monde des morts avant que tout ne soit perdu.

Darla K. Anderson et Lee Unkrich présentant Coco au public de la D23 en août 2015

Un casting 100% latino

“Il était important pour nous que dès le premier jour, nous ayons un casting entièrement latino” évoque Unkrich qui, en compagnie d’Anderson, a fait de Toy Story 3 le film d’animation le plus lucratif au box -office. “C’est resté une priorité, et nous avons terminé avec un mélange de personnes, depuis le Mexique jusqu’à Los Angeles.” Benjamin Bratt a été casté le premier selon Unkrich, et avoir Gael García Bernal fut un peu plus compliqué, ce qu’il a révélé à EW : “Gael était quelqu’un que nous considérions depuis le début, mais j’ignorais si j’arriverai à vendre cette idée à John Lasseter, car cet acteur fait tant de films que j’aime, mais jamais dans ce répertoire comique. Heureusement, notre directeur de casting nous a a parlé de la nouvelle série dans laquelle il jouait. C’était Mozart in the Jungle, que j’ai commencé à regarder et j’ai pensé « Mon dieu, il est si drôle, si charmant, il est parfait. Ça n’a pas demandé plus de convaincre John.”

Pour Miguel, la pression sur les épaules du jeune Anthony Gonzalez est d’autant plus forte : il chante lui-même toutes ses chansons dans le film et il a été repéré par les réalisateurs alors qu’il recherchaient une nouvelle voix temporaire pour le personnage, la précédente ayant actuellement 17 ou 18 ans ce dont la voix avait changée, menant à cette nouvelle recherche… « Ce qui donne une idée de la longueur de ce type de projet. » dit Unkrich.

Le directeur artistique de Coco, Daniel Arriaga. (source : disney.wikia.com)

Une volonté d’apaisement

Si des tensions avaient émergées lors de l’annonce du projet et des gestes malheureux de Disney, la situation s’est depuis légèrement améliorée, avec l’arrivée d’une princesse latino, Elena d’Avalor, et un signal d’apaisement de la part de Jorge R. Guiterrez, réalisateur de La Légende de Manolo (un film qui était à l’époque montré comme le rival de Coco) :

Car le réalisateur mexicain touche un point vital : alors qu’on a eu droit à des décennies de princesses européennes et pléthores de films sur ces sujets, doit-on blâmer l’arrivée d’un deuxième film nous parlant de la culture latino-américaine depuis 2014 ? Certainement pas ! De même, le co-réalisateur Adrian Molina, dont on parle assez peu, mérite plus d’attention dans le travail de respect de sa culture, quelque chose qui est assez peu mis en avant pour le moment dans la communication de Pixar… Or donc :

La date de sortie française de Coco est prévue pour le 29 novembre 2017.

Source : EW

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