Critique – Doraemon et le château sous-marin

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Véritable institution au Japon, Doraemon le chat-robot n’avait jusqu’ici pas eu l’honneur des salles françaises. Voici un tord réglé dès le 7 octobre grâce à Eurozoom, qui propose ici le quarante cinquième (!) long métrage de ses aventures en compagnie de Nobita et ses amis.

Nous ne sommes pas étrangers à Doraemon sur Little Big Animation, puisque nous vous avions parlé de Stand by me Doraemon, le long métrage en 3D de Takashi Yamazaki (depuis connu pour Lupin III : The First et dernièrement pour le diptyque en prise de vues réelles Godzilla Minus One et Minus Zero) lors de son passage au Festival International du film d’animation d’Annecy en 2015.

Ici, point d’introduction à faire quant au groupe de personnage puisqu’on est de suite embarqué dans l’aventure : Nobita et compagnie vont visiter les fonds marins pour les vacances grâce à la technologie futuriste de Doraemon et sa voiture intelligente, l’occasion de mettre l’accent sur la découverte de la faune et de la flore et de sa préservation sans toutefois marteler le sujet, comme ce moment où les enfants s’étonnent de découvrir des déchets aussi profondément sous la surface de l’eau. Un constat bref mais suffisant sur l’empreinte humaine et un écho avec les antagonistes de l’histoire puisque ce qui reste d’une civilisation Atlante disparue menace à la fois les paisibles Thalassiens et nos héros.

L’occasion pour le vétéran de la série Doraemon Tetsuo Yajima, aux commandes de son premier long métrage de la franchise, de passer de l’innocent voyage de vacances à l’aventure épique pour Nobita et sa bande d’amis, qui vont prendre part au conflit en découvrant ce qui lie les Thalassiens aux Atlantes et comment résoudre un conflit qui semble inévitable.

On sous-estime la difficulté d’écrire puis de mettre en scène un long métrage Doraemon car grâce au Chat-robot, quasiment tout est possible pour les personnages (respirer sous l’eau, foncer dans une voiture volante), au moins autant que dans Doctor Who, ce qui rend le défi d’autant plus grand car il faut être imaginatif dans la fabrication des limitation et de l’envergure de la mise en scène.

Appuyé par un scénario de Isao Murayama qui coche toutes les cases des péripéties « à la Doraemon », Tetsuo Yajima se sort de l’exercice avec les honneurs en nous livrant un film qui ne perd jamais ses enjeux de vue tout en ayant conscience des ses héros enfantins et de la gravité de leurs aventures, une exploit pour ce qui est tout de même le quarante-cinquième film de la franchise, en plus d’être un remake aux thématique réactualisées de l’un des premiers longs métrages sortis à l’époque !

Shin-Ei Animation est désormais rompu à l’exercice et l’animation 2D de Doraemon et le château sous-marin fait merveille tout en respectant le character design si spécifique des personnages classiques. Certaines séquences de confrontations sont, vers la fin du film, très intenses et bien découpées pour un suivi optimal de l’action.

On peut dire que les 102 minutes de Doraemon et le château sous-marin se déroulent comme un charme, et si l’occasion de voir le film durant ces vacances scolaires se présente, n’hésitez pas !