My Little Pony : Friendship is Magic, le reboot version 2010 du fameux dessin animé pour enfant au pays des poneys, est un énorme succès auprès des petites filles comme des jeunes hommes. Rassemblée sur Internet, la communauté Brony est aujourd’hui une sous-culture reconnue, partagée ou critiquée. En effet, les bronies – brothers of ponies – remettent en question les notions de genre et d’identité, des sujets de société qui font toujours débat.

Le fandom de My Little Pony : Friendship is Magic est basé sur la néo-sincérité et prend place dans l’aire des ultra-cultes qui allient créativité et consommation, ce qui semble attirer les haineux. Ils sont mal-jugés et médits dans les médias à cause des stéréotypes de genre alors qu’ils se libèrent eux-mêmes de ces notions de genre, âge et origine pour adopter une nouvelle identité à travers leur passion pour la série.

Les amies c’est magique !

Dans My Little Pony : Friendship is Magic (Mon Petit Poney : Les Amies c’est Magique ! en français) on suit les aventures de Twilight Sparkle, élève de la souveraine d’Équestria, le pays magique des poneys. Après avoir sauvé le pays d’une malédiction, cette dernière décide de s’installer à Ponyville, où vivent ses nouvelles amies : Rainbow Dash, Pinkie Pie, Rarity, Fluttershy et Applejack.

Chacune possède un caractère bien tranché et complète le groupe à sa façon : de la joviale fofolle, à la sportive fonceuse, en passant par la cow-boy super franche, par la gentille timide qui aime les animaux, et par la reine du relooking et de la générosité. Des personnages hauts en couleur qui volent la vedette à l’intrigue de leur propre dessin animé !

Les épisodes sont généralement centrés sur ces six amies-poneys et enseignent des leçons sur l’amitié : c’est un cadeau, il faut chérir ses amis, les accepter tels qu’ils sont, ils sont notre force, on peut s’entendre même avec peu en commun… Ce côté enfantin est contrebalancé par l’humour et les références culturelles, deux éléments qui ont également fortement contribué au succès de My Little Pony : Friendship is Magic, et pas seulement auprès des parents qui regarderaient avec leurs enfants comme l’avait imaginé Lauren Faust, à l’origine de ce reboot.

Les Bronies : une communauté inattendue et ses détracteurs

Nés sur le web, les bronies sont connus comme étant des hommes de moins de 30 ans, mais la communauté (ou « the herd » – le troupeau -comme ils s’appellent eux-mêmes) s’est agrandie et accueille aussi bien les jeunes femmes que les soldats, qui sont bien loin du stéréotype geek souvent associé aux bronies. Il est pourtant vrai que la majorité des activités brony se tiennent en ligne où ils font du ponyart (fanart, fanfiction, musiques, vidéos etc.) et soutiennent la série au point de former une communauté de l’ultra-culte, à la recherche de singularité dans leurs identités médiatiques.

Avec une devise comme « love and tolerance », il est difficile pour les bronies de se battre contre les trolls et autres haineux. Ils ont donc fait de l’ironie leur arme, répondant aux attaques qui leur sont faites par un message fidèle à l’esprit de leur devise : « I’m Gonna Tolerate & Love The SHIT Outta You ». Cette néo-sincérité, où l’ironie est utilisée comme vérité pour renforcer un comportement nature et sincère, représente l’identité et la sous-culture brony : s’afficher et s’assumer sérieusement, sans honte et sans se cacher derrière l’autodérision.

Malgré leur message de paix, les bronies sont devenus paranoïaques suite à la manière dont les critiques ont réagi à leur existence : des moqueries (on peut pourtant être drôle et moqueur sans être méchant) à la diffamation, en passant pas des accusations de déviance sexuelle. Les médias encouragent cette fausse représentation en ne recherchant qu’à montrer des personnes caricaturales (le nolife de 25 ans qui vit dans le sous-sol de maman et ne sort que pour aller chercher un menu enfant avec son poney préféré en cadeau) au lieu d’essayer de représenter l’ensemble de la communauté. Certains bronies se comparent eux-mêmes à la communauté homosexuelle : les gens autour d’eux ne comprennent pas, pensant qu’ils sont malades ou malsains parce qu’ils remettent en question la façon dont les choses sont d’habitude.

Nous en parlions dans le podcast, le sujet comme il a été traité dans Comment ça va bien ! le 9 septembre dernier et les réactions des personnes présentes sur le plateau sont un parfait exemple des clichés qui planent et persistent autour de la communauté : « Mais c’est un truc pour les filles », « Ils en parlent de manière ironique ? », « Y’a une cellule psychologique ? C’est comme si on faisait une communauté j’aime bien Barbie ! », « C’est pas un truc d’enfant ? », « Je vois un brony parler à mes enfants je lui pète la gueule » etc. Heureusement quelques documentaires un peu plus poussés commencent à apparaître, comme Bronies: The Extremely Unexpected Adult Fans of My Little Pony qui aborde quelques unes des problématiques liées aux bronies. Le teaser ci-dessous donne d’ailleurs une très bonne idée de ce qu’est la communauté et l’esprit Brony.

La masculinité : une notion qui évolue

Les bronies aiment ouvertement une série considérée être « pour les filles » et vont ainsi à l’encontre de la socialisation genrée de notre société. Donc, pour beaucoup, ils doivent être des hommes fous et faibles. Alors qu’il est plus probable qu’ils soient suffisamment surs et à l’aise avec leur masculinité pour faire leur come out en tant que bronies.

De plus, ce qui est féminin ou non change avec le temps : le rose a été une couleur très masculine et particulièrement appropriée pour les petits garçons. Les choses évoluent avec la « performance de genre » : plus il y avait de femmes qui portaient des pantalons, plus c’est devenu normal pour elles de le faire. Puisque les fans du dessin animé sont des hommes et des femmes, cela fait de My Little Pony : Friendship is Magic une série pour une audience mixte, la regarder n’ayant aucun effet sur le genre de l’audience elle-même.

Les bronies sont attirés par la série grâce à son design et aux notions d’amour et de gentillesse qu’elle véhicule. Elle leur permet de profiter des sentiments de bonheur et de joie, d’être plus que les hommes virils qu’ils sont supposés être. Pourtant, la relation qu’entretient un brony avec les poneys des la série renforce sa masculinité dans le sens traditionnel du terme. Selon Venetia Robertson, assistante-chercheuse et future doctorante en Religions à l’Université de Sydney, l’anthropomorphisme des poneys, ajouté à leur design très mignon et le fait qu’ils soient majoritairement des personnages féminins, crée une attitude paternelle chez les fans. Ils ressentent le besoin de protéger ces animaux qui ressemblent à des humains comme s’il s’agissait de leurs propres enfants.

Il est également facile de s’identifier à des poneys humanisés et dotés de personnalités aussi détaillées. Mais ils ne sont pas humains, ce qui libère les bronies qui s’identifient à eux de leurs limites humaines : genre, âge, origine, espèce. Les bronies s’affranchissent de leur identité humaine et adoptent une identité qui transcende à la fois les stéréotypes et l’hégémonie masculine.

Avec My Little Pony : Friendship is Magic, les bronies ont trouvé un moyen de célébrer la joie, la tolérance et l’amour, tout en explorant les notions de genre, d’humanité et d’authenticité. Cette nouvelle pratique redéfinit le concept de masculinité et, plus important encore, permet aux bronies de se libérer de leur nature d’être humain afin de trouver une nouvelle identité.

Vers une société moins genrée ?

Et vous, que pensez-vous des bronies, de leur culture et de leurs détracteurs ? Pensez-vous qu’ils vont contribuer à faire évoluer les mentalités ? Une chose est sure, vous trouverez les jouets My Little Pony dans les pages roses destinées aux filles des catalogues de Noël que vous avez du commencer à recevoir, rappels annuels de ce qui est « pour les filles ou les garçons »… Car la socialisation de genre est un endoctrinement qui commence dès l’enfance, alors que les poneys, les super-héros, les sabres lasers et les cupcakes, c’est à tout le monde, sans distinction d’âge et de sexe. Surtout les poneys.

Sources :

Are Bronies Changing the Definition of Masculinity? (2012, Juin 6). Consulté le Octobre 12, 2013, sur http://youtu.be/Est3UNs-LIk
Bronyspeak | Know Your Meme. (s.d.). Consulté le Octobre 12, 2013, sur Know Your Meme: http://knowyourmeme.com/memes/bronyspeak
Rae Orsini, L. (2012, Février 21). Researchers strive to understand brony culture. Consulté le Octobre 12, 2013, sur Dailydot.com: http://www.dailydot.com/society/bronies-brony-my-little-pony-study/
Robertson, V. (2013, Janvier 3). Of ponies and men My Little Pony: Friendship is magic and the Brony fandom. International Journal of Cultural Studies .
Watercutter, A. (2012, Mai 11). Bronies’ TV Spot Shows Changing Face of My Little Pony Herd. Consulté le Octobre 12, 2013, sur Wired.com: http://www.wired.com/underwire/2012/11/my-little-pony-bronies-commercial/
Watercutter, A. (2011, Septembre 6). My Little Pony Corrals Unlikely Fanboys Known as ‘Bronies’. Consulté le Octobre 12, 2013, sur Wired.com: http://www.wired.com/underwire/2011/06/bronies-my-little-ponys/

42 Comments

  1. Très bon article, très bien écrit, c’est neutre, ça aborde les sujets essentiels, et je trouve les petites références glissés dedans très bien choisies.
    Étant brony moi-même, je suis heureux de voir sur le net ce genre d’article en français !

    Keep up the good work ! 😀

    LightKeeper
      1. j’avoue que moi aussi ils m’ont plié en 2 xD.

        Sinon brony confirmed ici aussi :). On sait jamais car le site date mais je cherche quelqu’un de mon age si possible pour aller voir le film au cinéma le 18 octobre 2017

        Skyller
  2. Message au producteur de contenu de divertissement…

    Avec la démocratisation du contenu – netflix, internet, etc. – avoir une audience cible est maintenant synonyme de mettre une limitation sur le succès de votre produit. Votre premier but, comme celui de la designeuse de la derniere version de MLP, devrait être de créer quelque chose de qualité, intelligent et intéressant, peut importe l’age. Pixar et Dreamwork l’ont compris. Si vous couper des bonnes idées parce qu’elles ne suivent pas un genre ou un age très précis, vous vous couper des revenues. Avec la technologie de l’information, votre bassin d’audiance potentiel est le monde! Ne nivelé pas vers le bas!

    D’autre producteur ont compris – tel que Valve, Blizzard, Apple -; si la qualité est là, les gens viendrons et vont vouloir consommer. Avec le focus de la qualité et d’une vue plus élevé de votre clientel, vous ne serez tout simplement pas capable de répondre à la demande. Le « hype » est toujours a cours terme, tandis que la qualité, elle, est a long terme.

    Note a propos de l’auteur de cette article… Bronies est sans genre et sans age. Dire qu’ils sont « des hommes de moins de 30 ans », est une grosse généralisation.

    Marc-André Jutras
    1. Je ne vais pas revenir sur le sujet des audiences cibles et des producteurs de contenu, n’étant pas moi-même du domaine je ne sais pas comment il fonctionne. Mais en communication en général, on oriente vers une cible spécifique pour avoir une audience assurée, sans pour autant s’interdire une audience plus vaste. Ne pas connaitre l’audience -comme elle est pensée par les créateurs à l’origine- c’est prendre le risque de créer un produit qui n’intéressera personne, c’est comme lancer un caillou dans l’océan et espérer qu’un poisson le trouve/choisisse. MLP était prévu pour les petites filles, les petites aiment le show, objectif validé. Mais d’autres aiment le show, ce qui est tout bénef pour les producteurs et Hasbro, qui on très bien accueillit la chose, incluant même des clins d’œils aux bronies dans le show. Ce public n’était pas attendu, mais ça ne veut pas dire qu’ils ont nivelé par le bas. Oups, j’ai quand même disserté sur le sujet finalement !

      Ce n’est pas une question de qualité non plus, des produits de très haute qualité ne rencontrent pas leur audience, je pense notamment, pour rester dans le domaine de l’animation, à Rise of the Guardian ou Wreck it Ralph qui n’ont pas eu un accueil très heureux en France.

      Concernant votre dernière remarque, je sais très bien que les bronies sont de tous âges et genres. Je n’ai d’ailleurs jamais dit le contraire dans l’article : si vous regardez bien, je précise justement qu’ils « sont connus comme des hommes de moins de 30 » mais que la communauté est bien plus que ça.

  3. I disagree with the assertion that we desire to protect ponies as if they were children.

    Twilight Sparkle is a demigod-level mage. If anything, I’d want her by my side as I drive the hydras from our village with my warhammer. Then have a mead drinking contest with her from the skulls of our enemies in celebration.

    Blüdbjorn the Fortitudinous
    1. Hi Blüdjorn the Fortitudinous ! Thanks for your comment.

      Actually, this assertion is a hypothesis made by Venetia Robertson in her paper (you’ll find the reference in sources) about bronies and anthropomorphism. I think it’s an interesting hypothesis but it sure doesn’t suit every brony ! But it might be the case for some of them. It’s a clue to reflexion !

      I agree with you, I’d prefer Twilight to be my partner and friend than my daughter ! But you know, I’m not aged enough to think about any kind of child 😉

  4. Très bon texte, l’un des meilleurs que j’ai vu pour expliquer la communauté sans visionner d’épisode. À propos du dernier commentaire, c’est effectivement une certaine piste à suivre pour expliquer une partie des fans, juste à penser à « My little Dashie » que j’ai moi-même lu et qui est assez touchant.
    Ici, au Québec, les perceptions sont meilleures et les médias sont beaucoup plus ouvert d’esprit. Le jouranl Le Soleil a publié un article très positifs intitulé « Des pouliches et des hommes » dont les infos ont été pris sur le vif, durant un mini meet-up de la finale de la saison 3, une entrevue radio avec Alexis Lessard sur radio-canada si je me souviens bien était aussi bonne et le même Alex nous a représenté à nouveau et avec brio à la première de l’émission « Deux hommes en or » dont voici le lien : http://www.youtube.com/watch?v=dl6xle9op88&feature=player_embedded

    En espérant faire tous ensemble une différence dans le monde, parce que les pony, c’est awesome!

    Raph
    1. Merci pour ce compliment 🙂
      En France le sujet est très peu connu, j’ai pris comme exemple Comment ça va bien! parce que ça a fait le buzz, mais au final c’est plus maladroit que volontairement méchant. Mais je suis contente qu’au Québec les bronies soient mieux accueillis par les médias, on voit effectivement la différence dans la vidéo, le jeune n’est pas moqué, les chroniqueurs ouverts et intéressés.
      Peut-être que la révolution genrée commencera chez vous ! 😀

  5. On ne peut qu’apprécier l’écriture de cet article, mais c’est surtout sur le contenu que je m’arrête. Ce n’est pas souvent qu’on voit détaillé le côté « love & tolerate », ni la notion de masculinité. Ceci va donc beaucoup plus loin que « les bronies sont gens qui aiment une série pour petites filles », ce qui est vrai mais on est en droit d’attendre plus d’un article parlant d’une communauté.

    Pour ce qui est de la théorie de Venetia Robertson, je la trouve intéressante mais je ne suis pas convaincu. Une alternative serait de penser que puisque les personnages sont humanisés, joviaux mais aussi ayant chacun un défaut prononcé (la timidité pour l’une, le besoin de se sentir aimée pour l’autre) en fond des personnages chez qui on se reconnait, c’est peut-être aussi ceci qui favorise l’attachement aux personnages. Mais ce n’est que mon avis personnel.

    Yashn
    1. Je trouve aussi que le sujet est rarement abordé de manière plus approfondie, c’est d’ailleurs pour cette raison que je m’y suis essayée ! Je voulais que les lecteurs apprennent à connaitre les bronies, et pas seulement leur existence, qu’ils aient aussi des éléments de réflexion etc.
      Tu as raison, l’attachement aux personnages est favorisé par l’identification, elle-même favorisée par les personnalités tranchées et à la fois crédibles des poneys. Mais le phénomène d’identification est présent dans à peu près tous les shows, on fini toujours par s’identifier et donc s’attacher aux personnages des séries (pour ma part je me reconnais beaucoup en Pénélope Garcia, dans Esprits Criminels, geekette et fun !). Venetia Robertson en parlait aussi d’ailleurs, son papier est plutôt riche, sa théorie du papa-gâteau accompagnant le phénomène d’identification classique 🙂

  6. Que la société soit moins genré serai juste la meilleurs des évolutions pour tous, je suis un fervent militant à cette cause . J’en ai marre de ces loies du gout par rapport au sexe ou à l’âge. C’est en partie pour cela que je suis un Bronie, j’adore la série mais pour ce qu’elle représente je l’aime encore plus, et je suis bien loin du stéréotype du bronie geek . Mais aussi pour cette espèce de culture du bonheur et de la joie que l’on retrouve dans la série et qui est très inspirante. Belle article, même si je pense pas que la majorité des bronies soit parano

    Pierregenrecailloux
    1. C’est à nous de changer la société, et peut-être que MLP et les bronies y aideront, mais ils sont encore méconnus du grand public malheureusement. Donc, la possibilité d’apprécier autre chose que ce qui est créé pour nous l’est aussi. Mais j’ai bon espoir que cela évolue 🙂
      C’est vrai que « paranoïaque » est un terme fort, « méfiant » aurait peut-être été plus juste.

  7. Cela me replonge dans les débuts du phénomène de la japanimation en France. A l’heure de la grande gloire de Dorothée à la télé, déclarer autour de soi que vous étiez fan d’animation japonaise (quand bien même vos références étaient Robot Carnival, Akira, Totoro, Lodoss to Senki, Tenshi no Tamago…) c’était vous exposer à l’ostracisation immédiate (c’est quoi c’est japonisaiserie ?!).

    On en est encore au même point avec ce phénomène autour de My little Poney.

    Or, j’ai découvert cette série animée avec ma fille. Et je dois dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à regarder les aventures de Twilight et ses amies. L’animation est soignée, le character design parfait et loin du précédent dessin animé fort gnian gnian), les dialogues percutants, drôles souvent pleins de second degrés et clin d’œils qui ne sont clairement pas destinés au public enfant. Il est bien plus fun de regarder cette série par exemple que toutes les dernières soi disant comédies françaises (je n’ai rien vu de plus navrant que Les Bronzés 3 ou la Vérité….3). Un exemple en tête : l’épisode où Spike rappelle plusieurs fois que la perruque du maire lors de la fête d’Halloween gâche l’effet).

    En plus j’ai constaté que les créateurs sont à l’écoute de leur public. Le personnage de Derpy – qui était au départ une erreur des animateurs (les yeux d’un poney au second plan étaient mal placé et lui donnaient l’air d’un demeuré) – est devenu un gimmick récurent, clin d’oeil à la communauté des fans.

    Donc sans forcément devenir un brony, allez découvrir cette série qui est un must pour les enfants comme pour les plus grands.

    (Je mettrai cependant un bémol quant au spin off Equestria Girls qui n’a pas réussi à renouveler l’alchimie de la série initiale).

    VIOTTI Philippe
    1. Je n’ai pas connu l’époque Dorothée, mais je saisis parfaitement tes propos. Il en est de même quand on apprécie toujours l’animation passé un certain âge ! Ou quand, comme ici, on apprécie une série qui semble destinée au sexe opposé…

      J’imagine que ta fille est très contente que tu regardes MLP avec elle. Pour ma part je suis toujours contente quand une personne reconnait les qualités de la série qui, comme tu le dis si bien, vaut LARGEMENT certains divertissements proposés aux adultes par le cinéma.

      Comme toi, j’ai beaucoup moins adhéré à Equestria Girls. Il faut dire que l’univers que j’apprécie, le monde adapté aux poneys, y est totalement remplacé par un classique teen movie à la Bratz. Beaucoup moins amusant.

  8. Très bon article en effet, l’un des plus argumenté que j’ai trouvé sur internet. Les idées sont bien défendues et le point de vue est neutre. Mais je voulais rajouter qu’au delà du grand débat sur la masculinité et les affaires de genres, la communauté brony est très riche et actives en ce qui concerne les activités artistiques, il n’y à qu’a voir le nombres de Fan arts et de musiques inspirées de cet univers que l’on peut trouver sur internet ainsi que les animations.

    Donc libre à ceux qui n’aime pas de critiquer du moments qu’ils argumentent, et étant moi même Brony, je ne peux que conseiller cette série, ne serait-ce que pour la communauté et les valeurs qui sont si bien retranscrites à travers ce show.

    Mat'
    1. Merci pour les compliments Mat’ =D

      En effet, la riche activité et la forte création de contenus sont deux composantes majeures de la communauté Brony. Cependant je ne m’y suis pas attardée car mon propos portait sur ce qui dérange la société bien pensante dans cette série et ses fans et pourquoi.

      Haters gonna hate, mais c’est une attitude comme la tienne, qui met en avant les valeurs du show et de la communauté, qui aideront à changer les mentalités.

  9. Bonjour, je tien a dire que les bronies sont des personnes normaux il n’ont aucune diférence c’est juste qu’il aime une série de petit poney Pourquoi je dis ça car j’en suis hein malgrer mon âge :15ans: Bon j’ai envie dire chaqu’un pense ce qui veut mais a dire que nous somment pédophiles tout ça ca ce fait pas! c’est injuste je dis pas que y’a pas de bronies pédophile aux contraire il doit y’en avoir mais trés peu donc éviter de faire des sujets qui peuvent blesser les bronies çar ca ce fait pas merci et encore une chose c’est vrai que a cause des : CLOPPER et D’une autre communautés nous somment détester mais voyaient les choses au clair certain d’entre nous somment blesser par ce que disent les gens quand il nous croisent dans la rue… franchement ça m’enerve ça vous savez que le père de mon pote ma traiter de pédophile juste parceque je suis UN PUTAIN DE BRONIES? C’est juste INJUSTE bon bref sur ce j’éspère que vous aurais compris ma douleur bye.

    Maudak
    1. Je te remercie pour ton témoignage Maudak. J’espère que tu n’as pas cru que mon article visait à insulter les bronies ou à les assimiler à des pédophiles, car c’est tout le contraire ! Il s’agissait d’évoquer les sujets qui font peur aux gens afin de montrer leur absurdité. C’est évident que s’il existe des Clopper, ils ne représentent qu’une infime partie de la communauté Brony. D’ailleurs, toutes les communautés de fans ont un noyau de personnes qui sexualisent les personnages, ça n’a donc rien de stigmatisant pour les bronies.

      En ce qui concerne le père de ton ami, je suis vraiment désolée qu’il t’ait insulté ainsi. Mais je suis encore plus désolée pour cette personne, qui n’a pas assez d’ouverture d’esprit pour passer outre ses préjugés.

  10. J’en suis moi-même un depuis peu, j’ai découvert la série récemment. Et j’ai été… Littéralement bluffé par la qualité de la série. Je n’avais jamais osé juger cette série avant de la découvrir, car on ne juge jamais sans connaître ; j’étais seulement un peu gêné par les graphismes colorés. Eh bien je m’y suis terriblement attaché tout compte fait. D’une part parce que la personnalité de chaque protagoniste est unique. D’autre part parce que les dessins sont mignons et agréables. Il faut aussi savoir que je suis fan de la japanimation, donc les dessins moe, je connaissais déjà.~

    Et… ? Et je suis un garçon de 17 ans, et ayant prouvé son hétérosexualité, pour ceux que ça intéresse.

    Il y a quelque chose que j’ai toujours défendu : c’est le fait de pouvoir faire ce que l’on veut, tant que cela n’empiète pas sur la vie d’autrui bien sûr, et ce, sans être jugé sur ce que l’on fait. Car on ne juge pas quelqu’un par ce qu’il fait. Donc j’assume totalement le fait de regarder My Little Pony. Cet univers me plait, pourquoi vouloir le cacher à tout prix ? Je n’irai pas non plus le crier sur tous les toits, mais voilà, ça ne sert à rien d’être fan d’un univers si on ne parvient même pas à l’assumer.

    Ah, d’ailleurs, je comprendrai jamais pourquoi tant de haine envers les bronies… Quelle pitoyable discrimination. M’enfin, c’est comme ça, on n’y peut rien. Je me sens surtout désolé à l’égard des personnes dotées d’une capacité de jugement dérisoire, qui semble les obliger à insulter tous les bronies de « gays » ou de « fillettes »…

    En tout cas, cet article était bien sympathique.

    ET RARITY C’EST LA PLUS FABULEUSE DE TOUUUTES !… Suivi de près par Pinkie Piiiiiie !!!

    Cracotte
    1. Déjà, je suis ravie que tu dises qu’on ne juge pas sans connaître, car c’est une politique à adopter par tous. Ensuite, tout comme toi, j’ai eu peur de faire une indigestion de couleurs en découvrant le show, pour ensuite en redemander !

      En ce qui me concerne, ta sexualité importe peu. C’est un critère qui ne devrait avoir aucun lien avec le fait d’apprécier telle ou telle chose. Cependant, c’est une bonne chose d’assumer apprécier la série, et de savoir que le malaise se situe chez les personnes étroites d’esprit, et non chez les bronies.

      Par contre, on peut essayer de faire évoluer les mentalités. En parlant du show autour de soi, en défendant ses valeurs et ses qualités, en démontrant l’idiotie de la logique genrée etc. Ou en partageant ce magnifique article à tous ses contacts sans exception ! =P

      Pinkie Pie seconde ? Jamais de la vie ! C’est elle la best des best !

  11. Bonjour,
    Je suis la mère d’un ado qui se considère comme un brony. Or il se trouve que mon fils est autiste léger, il est atteint du syndrome d’Asperger. Au-delà du fait que j’ai regardé un épisode pour me faire mon opinion et que pour moi, même si c’est bien fait, second degré, plein d’humour et tout ce qu’on veut, ça reste un dessin animé pour les petites filles, le fait que mon fils soit atteint du syndrome d’Asperger entraîne que, s’il se passionne pour un sujet, il va en parler à tout le monde, sans imaginer du tout que cela peut déclencher des moqueries, que les gens peuvent ne pas comprendre, le trouver totalement débile (ce qui n’est pas le cas), etc. Il est déjà extrêmement difficile pour une personne avec autisme de s’intégrer à la société, et je trouve très ennuyeux pour mon fils d’être « tombé » dans MLP. Je sais d’ailleurs qu’un documentaire en anglais, que je n’ai pas encore pris le temps de visionner, parle d’un jeune homme qui est lui-même Asperger et brony, je peux imaginer que cela lui permet de se faire des amis « virtuels » et d’avoir une vie sociale « virtuelle ». Mais j’espère mieux pour mon fils, je souhaite (et je l’encourage en ce sens) qu’il fasse de « vraies » rencontres, dans la « vraie » vie ! je voulais donc dire ici que, pour mon fils, je trouve cela néfaste, tout simplement parce qu’il n’est pas « outillé » pour argumenter contre les moqueries que cela peut susciter, et qu’il est incapable de gérer cette passion de façon discrète, autrement dit, s’il rencontre quelqu’un, adulte, jeune de son âge ou autre, il y aura forcément un moment où il va lui parler de MLP et essayer de convaincre cette personne que c’est génial. Je vous laisse imaginer les moqueries que cela peut susciter et franchement, il n’a pas besoin de ça, il a suffisamment de difficultés dans la relation avec les autres, sans s’en rajouter une couche. J’en ai parlé à quelques personnes de mon entourage et les réactions ont été unanimes pour dire que c’était vraiment très très limite et dangereux pour une personne de son profil (je ne dirais pas la même chose d’une personne non autiste, capable de davantage de discernement et de recul que mon fils). Voilà, je voulais juste vous apporter mon témoignage et faire part de mon « inquiétude », limitée tout de même, car comme beaucoup de personnes avec autisme, mon fils a des passions envahissantes, mais une passion chasse l’autre, et je peux espérer qu’il en sera de celle-ci comme des précédentes.
    Cordialement.

    Marie
    1. Bonjour Marie, et merci à vous de vous être confiée ainsi.

      Je ne connaissais pas bien le syndrome d’Asperger, j’ai donc pris le temps de me renseigner avec de vous répondre. Je comprends tout à fait votre inquiétude quant au fait que votre fils aime MLP en étant autiste léger, qui plus est dans l’âge ingrat où les camarades de classe sont loin d’être doux et compréhensifs. De même, j’entends parfaitement que vous souhaitiez de vraies relations humaines à votre fils, et non pas des amis par ordinateurs interposés.

      Cependant, j’ai visionné le documentaire que vous mentionnez, « Bronies : The Extremely Unexpected Adult Fans of My Little Pony », et le jeune homme ayant Asperger ne s’y contente pas d’amis virtuels. Le dessin animé, et la communauté autour, l’ont poussé à se rendre à une convention dédiée, pour y retrouver ses amis. Il a voyagé seul, en train, pour passer deux jours au cœur d’une foule, deux choses terrifiantes et inimaginables pour lui en temps normal. Mais il a passé « les meilleurs jours » de sa vie et a fait beaucoup de rencontres. Au final, il a tellement apprécié l’expérience qu’il s’est senti plus à l’aise avec les gens de façon générale. Il a même postulé à plusieurs emplois, après la convention, confiant quant aux entretiens.

      Il me semble aussi me souvenir d’une interview où un jeune homme avec un syndrome similaire disait que regarder My Little Pony l’aidait à mieux comprendre les sentiments et leur nature. De fait, la série l’aidait à mieux comprendre les gens, et à interagir avec eux plus facilement.

      Je pense donc que, si cette passion apporte des problèmes à votre fils, elle peut aussi lui apporter certaines clefs pour l’aider au quotidien. Et si ce n’est pas le cas, il ne reste qu’à espérer que sa prochaine passion soit faite de moins de poneys !

  12. Il est vrai que j’ai cru il n’y a pas si longtemps que My Little Pony était nié mais a mon âge (15 ans) nous sommes sensible au préjuger , mais je n’ai jamais discriminer les Brony, je les ai même souvent soutenu quand mes amis en parlait comme le disent les clichés, et un jour je me suis dit « tien après tout pourquoi pas voir ce que cela vaut, je me suis sûrement trompé sur le compte de ce dessin animé qui sait… » et s’est après avoir vu de quoi il s’agissait réellement que j’ai compris que les préjuger sont partiellement faux, certes la cible initial du dessin animé était les petites filles mais elle s’est ouverte a presque tout les âges (je ne vais pas revenir sur ce sujet, il a été très bien traité au dessus), j’ai tout de même commencer par me dire « mouais s’est sympas mais sans plus » mais au fil des épisodes j’ai compris pourquoi la communauté Brony existe ( je l’ai moi même rejoins petit à petit et je pense que je ne le suis que faiblement encore car je n’en ai parler a personne à cause de la discrimination dont nous sommes victimes , je me contente juste de défendre notre cause encore mais pas trop pour ne pas que l’on remarque que j’en suis moi même un…. )
    Et de voir un article comme celui-ci avec un avis neutre m’as vraiment aider a comprendre (quand je n’en était pas un) qui les Bronies sont vraiment et me donner envie de me renseigner un maximum et de tenté pour voir ce que MLP donne (bien qu’il date un peu je n’en ai pas encore vu d’aussi bon avec une neutralité qui fait plaisir, pour ne fois que l’on ne nous tape pas dessus comme beaucoup l’ont fait malheureusement… Si seulement les avis pouvait changer sur nous…. de plus ce que je ne comprend pas s’est que beaucoup de gens aiment les Disney ,comme La reine des neiges récemment ou la fée clochette, mais ne comprennent pas que nous puissions aimer MLP alors que la cible initial est principalement la même, s’est a dire des enfants….)
    J’imagine que je n’ai pas été très clair sur certains points mais je n’arrive pas a retranscrire mes idées parfaitement comme je le voudrais…

    Neorg
    1. Je tien aussi à vous faire connaître Monochrom script qui est un excellent YouTubeur ( connu de la communauté au point de faire partit des invités de la bronydays il y a un mois) qui a fait une série du nom d’equestria historia ou il analyse en profondeur MLP bien au delà de la série coloré sympathique qu’elle laisse pensée être, je ne sais pas si j’ai le droit de lui faire de la pub ici et puis sinon vous pourrez supprimer ce message si je n’en ai pas le droit non ?

      Neorg
      1. Bonjour Neorg ! Tu as le droit de parler d’un Youtubeur ici bien sur, et j’irai voir sa série sur MLP. On apprécie toujours de découvrir des choses sur Focus on Animation !

        Concernant ton précédent message je pense comprendre ce que tu veux dire. C’était une belle preuve d’ouverture d’esprit de ta part de tenter de regarder la série pour voir ce qu’elle avait de si particulier, au lieu de rejeter en bloc. Et une belle preuve d’intelligence de ne pas disciminer ces pauvres bronies même avant cela !

        C’est aussi pour ça que j’ai fait cet article, pour que des gens – avec ou sans a priori sur la série et la communauté – aient une véritable compréhension de la chose et ne jugent pas selon des idées préconçues et des caractérisations de siècles révolus.

        Lalie
  13. Très bon article, j’ai pris plaisir à le lire. C’est dommage par contre qu’on généralise aux hommes. Je parle étant une jeune femme fan de mlp 🙂

    Momo
    1. Merci Momo 🙂
      Ce n’était pas tant une question de généralisation, que de montrer les préjugés et les rejets dont souffrent les hommes qui « osent » regarder une série pour filles. J’espère que tu comprends cet angle d’attaque !

      Lalie
  14. Bonjour ! Je commence à m’interresser à cet communoté que je vien de decouvrir et qui m a particulierement touché !
    Etant ensienement emo je trouve les deux communoté assez similaire.
    Sa me touche de voir la maniere don vous en parlé
    J ai adoré vraiment votre article 😉
    Bon courage pour la suite ! Je pense rejoindre la communoté

    Blackshuck
  15. Pingback: « My Little Pony – Friendship is magic  – Le dessin animé qui envoie du poney ! | «Tu auras les yeux carrés

  16. En tant que Métalleux, j’ai des difficultés à comprendre cet univers que je trouve trop tendre pour moi.
    Mais le fait de voir que les médias n’ont pas changer leur objectif (faire beaucoup d’argent en faisant peu de recherches sur le sujet alors qu’un documentaire plus détaillé attirerait plus d’audimat) me dégoute.

    J’espère pour vous que les Mainstream vont être plus agréable avec vous dans peu de temps. En tout cas, maintenant que j’ai compris pourquoi vous êtes Bronies, je vous dit que vous avez une superbe culture

    Intira Gaur
  17. En tant que bronies expérimenté (extrêmement accro) et garçon âgé de 13 ans je suis un Grands fan de MLP j’attends avec impatience chaque épisode j’ai quand même du mal à dire que je suis un bronies et que j’adore MLP Mais en lisant cette article je me dit que l’on est vraiment Mal accueilli par les médias français et je trouve qu’ils sont un peu trop fermé d’esprit. Mais c’est quand même vrai que le « genre » change du fait que le rose sa allait bien aux garçon,peut être que les bronies et MLP vont complètement changer le « genre » actuelle t que les garçons ne sont considérés comme des personnes aime les dessins-animé où il y a de l’action et des aliens/monstre.

    Et j’espère que MLP va continuer encore longtemps. 🙂

    Clemoon
  18. Step one: étreindre son ordinateur
    Step two: fermer voler et porte de la maison
    Step three: la PLS
    Tos Tes Tas Kenny vas vous aider à trouver la vois du saint Jésus en vous envoyant vers la la lumiere

    Bruuuuuh
  19. Très bon article ! Bien écrit et expliquant parfaitement la situation de manière neutre.
    Je suis moi-même brony et j’en envierais presque la situation au Canada, comparée à celle de la France. (j’ai dit presque)
    Pour ma part j’adore la série , et quand j’essaye d’en parler/d’ouvrir le sujet avec mes amies ou ma famille proche, je ne suis pas prise au sérieux. Je sais que c’est que pour faire rire et que ce n’est pas méchant mais ça dérange à force. Et puis surtout que des fois ils font semblant; genre ils demande (par exemple) le schéma classique d’un épisode juste pour pouvoir rigoler… Ma mère fait ça et je trouve ça limite surtout que je pourrais bien me rigoler de certaines (ce que je ne ferait bien sûr pas parce que quand même…) Bref je me suis étalée (désolée ‘^v^)

    Jeanne1812
  20. Pingback: My Little Pony - Ce qu'il faut avoir en tête avant le film ! - Little Big Animation

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