Après La jeune fille sans mains, Sébastien Laudenbach revient accompagné de Chiara Malta pour Linda veut du Poulet ! une quête initiatique culinaire et colorée portée par Dolce Vita Films :

Paulette a injustement grondé sa fille Linda. Pour se faire pardonner, elle promet de lui cuisiner du poulet aux poivrons, le plat préféré de son défunt père. Mais comment acheter un poulet un jour de grève générale ? Toutes les boutiques sont fermées. Direction une ferme à la campagne pour persuader la femme d’un éleveur de vous vendre un oiseau. Puis, sur le chemin du retour, expliquer à un policier ce que fait un poulet vivant se trouve dans votre voiture. Et dans le même laps de temps, le poulet saute de la voiture et s’enfuit. Il s’ensuit une course-poursuite frénétique : Paulette sur les talons du poulet, elle-même prise en chasse par le policier, et encore d’autres comme un chauffeur de poids lourds allergiques aux plumes, d’autres policiers zélés ainsi que tous les enfants du quartier !

Sébastien Laudenbach et Chiara Malta au festival de Rome en 2008 © Ernesto Ruscio/Getty Images Europe

Linda veut du Poulet ! est la première co-réalisation d’un long métrage d’animation pour Chiara Malta, qui possède l’expérience du court-métrage et du documentaire, elle a réalisé les courts J’attends une femme et L’Amour à trois qui se rejoignent dans la dépiction de l’intimité avec des jeux de mise en scène ludique. Dans le film documentaire « Armando et la politique » sorti en 2008, elle questionne son père sur le fait d’avoir voté ou non pour Berlusconi. La relation au père est d’ailleurs une constituante forte de ce futur projet de long métrage.

Sébastien Laudenbach a réalisé huit court métrages dont les remarqués Journal et Vibrato, il a aussi participé à la création de générique de films avec Laissons Lucie faire et Du poil sous les roses. Après le long métrage La jeune fille sans mains, on le retrouve à la conception des clips et de la pochette du dernier album de Dominique A. Les deux réalisateurs ont déjà créé ensemble deux court métrages : L’Isle et les Yeux du Renard.

L’intrigue place en son centre la quête et la réalisation de la recette de Julio, le père disparu. Cette recherche va être le moteur pour réactiver des souvenirs liés à ce dernier. La cuisine au cinéma suscite le partage et la réalisation de soi dans des films comme Sucré Salé d’Ang Lee ou Beignets de tomates vertes de Jon Avnet, et on retrouve ici cette volonté de réveiller des sensations intimes dans cette recherche du poulet aux poivrons de Paulette.

Sébastien Laudenbach a mis l’accent sur l’utilisation ludique des couleurs qui vont du jaune pour Linda sur des nuances de vert pour ses amies. Le réalisateur a d’ailleurs poussé la blague à l’extrême en nous montrant une petite vidéo où des points de couleurs symbolisant des personnages entonnent une chorale. Blague à part, le but des cette direction artistique est que la forte signification des couleurs permette un jeu et une extension plus large de l’animation des lignes des différents protagonistes.  Le réalisateur souhaiterait que le casting vocal de Paulette et ses amies soit assuré par des enfants, à l’image des films Snoopy.

C’est un film que l’on veut pop, drôle et burlesque pour un public à partir de 5-6 ans. On le veut assez libre dans son approche visuelle, on souhaite par exemple que les personnages n’aient pas le même design selon les échelles de plan, donc les personnages en gros plan pourraient être assez réalistes et plus on s’éloigne plus les personnages sont stylisés, jusqu’à n’être représentés que par une tache.

Le producteur Marc Irmer a déclaré vouloir accompagner la promotion du film de quatre vidéos de cinq secondes chacune pour les réseaux sociaux ainsi que d’un jeu pour toucher les différents supports multimédia. Le long métrage est prévu pour une durée entre soixante-dix et quatre-vingts minutes pour un budget de 2.85 millions d’euros. Le début de la production est prévue pour octobre 2019 pour une livraison en salles en 2021 et sera distribué par Gebeka.

Je suis allée à cette présentation sans grandes attentes et j’en suis ressortie conquise par l’idée et par l’animation associée. Maintenant, je crois très fort dans la quête gallinacée de Linda !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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