« La maison du hérisson » débarque au festival international du film de Berlin !


La réalisatrice Eva Cvijanović va présenter en première mondiale mondiale son court-métrage la maison du hérisson, une co-production de l’ONF et Bonobostudio, au 67ème Festival International du film de Berlin.

Dans une forêt luxuriante et animée vit un hérisson à la fois respecté et envié des autres animaux. Mais sa dévotion indéfectible à son foyer irrite quatre bêtes insatiables. Ensemble, elles se rendent à la maison du hérisson et déclenchent un virulent affrontement.

Ce court est basée sur une histoire de l’auteur d’ex-Yougoslavie Branko Ćopić  où il est question du bonheur d’être chez soi. Vous pourrez d’ailleurs découvrir ce conte avec trois voix-off différentes selon les pays : Rade Šerbedžija pour la version croate, Kenneth Welsh pour la version anglaise et enfin France Castel pour l’itération française.

Eva Cvijanović, diplômée de l’université québécoise Concordia, s’est exprimé sur la portée de ce conte :  » C’est une histoire à propos d’un concept simple que je trouve important aujourd’hui, dans le contexte de notre village globalisé : la maison peut être un lieu, mais c’est aussi un sentiment que l’on partage avec les autres. Cette expérience du foyer est commune au travers des différentes cultures et générations, et c’est également toujours important. Cette espace, un sanctuaire et une réflexion sur notre identité, est un élément clé de nos vies. C’est pourquoi aujourd’hui -après avoir vécue dans différentes « maisons »- cette histoire résonne encore en moi comme j’ai pu l’entendre la première fois lorsque j’étais enfant. »

L’animation est réalisée entièrement en stop motion par Bonobostudio, qui avait déjà produit l’excellent Sonámbulo de Theodore Ushev en compagnie de l’ONF.

On retrouve dans La maison du hérisson un aspect très doux de feutrine que j’avais eu l’occasion de découvrir dans l’anthologie de court-métrages Les Espiègles. Il est d’ailleurs intéressant de noter ce mélange entre un univers naturel puissant et une narration déroutante, propre à la sensibilité des pays d’Europe de l’Est. Je vous reparlerai plus en détails de ce court des que je l’aurai découvert en intégralité.

Pour aller plus loin, la réalisatrice donnera une leçon de cinéma le 27 janvier prochain à la Cinémathèque québécoise.


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