La sélection des longs-métrages du Festival International du film d’animation d’Ottawa a été dévoilée cette nuit, voici ce que Coralie, Nicolas et moi-même pouvons en dire !

NUTS!

Réalisé par Penny Lane

Voilà un documentaire drôle, interessant et son animation pas-tres-sexy-decalée colle tres bien au ton employé par sa réalisatrice. La forme documentaire est cool, l’animation fait le lien entre des images d’archives et Nuts! se permet de tromper le spectateur pour un final qui retourne la situation, ce qui est tres sympa. Par contre, l’animation est loin d’être majoritaire, donc on peut se poser la question de sa présence en festivals dans la catégorie film d’animation, une discussion qui n’a pas encore trouvée d’issue.

Coralie

PSICONAUTAS, THE FORGOTTEN CHILDREN

Réalisé par Alberto Vázquez & Pedro Rivero

Adapté de la bande dessinée éponyme, Psiconautas aura eu la chance (si l’on peut dire) d’être à la fois l’un des films en compétition les plus attendus d’Annecy et l’une de ses plus grandes déceptions. La faute à un transfert en long-métrage pas forcément très heureux au niveau du fond, qui devient très nébuleux tandis que la forme du film-univers, trop longtemps présentée, finit par mordre sur la narration propre, qui se retrouve tassée sur bien peu de temps, pour un résultat qui peut laisser sur le bord de la route.

Nicolas

NERDLAND

Réalisé par Chris Prynoski

Une de mes préférences de ce dernier festival d’animation d’Annecy, Nerdland nous raconte la quête parfois absurde de célébrité d’Elliot et John, deux trentenaires traînant dans les bas-fonds de Los Angeles. L’histoire s’enrichit de personnages secondaires aussi chargés que la drogue dans les narines de Kate Moss et d’un univers graphique détaillé faisant référence aux autres productions du studio Titmouse. Ce premier long-métrage se révèle être une comédie sociale douce amère et se laisse savourer comme un bonbon. Je souhaiterais qu’un distributeur français soit happé par Nerdland pour que vous puissiez tous en profiter !

Muriel

CAFARD

Réalisé par Jan Butlheel

Sorti en salles françaises l’hiver dernier, Cafard nous raconte l’histoire de Jean Mordant, un lutteur belge, dont la fille a été violée par des soldats allemands. Pour se venger, il s’engage dans l’armée et part sur le front russe, puis tombe amoureux d’une infirmière de camp. Le réalisateur Jan Bultheel prend le parti original d’aborder une phase méconnue de la Première Guerre Mondiale en utilisant la motion capture sur ses acteurs dans un rendu surprenant. En effet, l’esthétique dégage des couleurs vives franches apportant une abstraction aux moments d’introspection de Jean Mordant et des autres personnages, pour un résultat qui peut être perturbant. Le film m’a laissé une sensation d’incertitude, entre un pari osé et un décalage trop fort avec son sujet, mais l’usage fait de la performance capture est culotté.

Muriel

WINDOW HORSES

Réalisé par Ann Marie Fleming

Premier film produit par l’ONF sélectionné en compétition depuis 20 ans, Window Horses est réalisé par Ann Marie Fleming. Le film propose de suivre le parcours d’une poétesse (Sandra Oh aka Christina Yang dans Grey’s Anatomy) le tout entrecoupé de courts illustrant les poésies par des parti-pris esthétiques hétéroclites. On peut rapprocher cette démarche de celle du Prophète de Roger Allers et le chara-design de l’héroïne nous évoque par une simplicité délicate des formes Le Garçon et Le Monde de Alê Abreu. Retrouvez ma critique complète ici.

Muriel

LA GUERRE DES TUQUES

Réalisé par Jean-François Pouliot et François Brisson

Un character design qui change beaucoup de ce qui se fait en animation 3D, une image texturée qui donne presque l’impression d’être en face d’un film en stop-motion, La Guerre des Tuques a beau être un remake d’un classique du cinéma québécois, le travail ressort rien qu’à la vue de la bande-annonce, ce qui nous démontre aussi que cette partie du monde peut aussi produire autre chose que des longs-métrages en sous-traitance pour les gros studios US ou même la France (coucou Mune et Le petit Prince). À regarder en québécois, évidemment !

Muriel

LOUISE EN HIVER

Réalisé par François Laguionie

D’après les membres de l’équipe qui l’ont vu en séance événement, le dernier-né de François Laguionie se trouve être une tranche de vie commentée par son héroïne elle-même, dont l’animation est très jolie, mais manquant de rythme. Le film ne sortant qu’à l’hiver, le grand public ne le verra qu’après les festivaliers d’Ottawa !

Muriel

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