Après une annonce du film en 2012 dans ces colonnes, d’autres en 2014 et une annulation en 2017, Guillermo del Toro, le réalisateur mexicain qui ne lâche rien vient de montrer que ça vaut le coup : son Pinocchio en stop motion adapté du livre de Collodi illustré par Gris Grimly est sur de bons rails pour une future diffusion sur Netflix, la production commençant dès cet automne.

Le film, comme L’échine du diable ou Le labyrinthe de Pan, se déroulera dans les années 30 dans un pays basculant dans le fascisme, ici l’Italie, alors que Benito Mussolini prenait possession du pays.

Concept art par Guy Davis

“Aucune autre forme d’art n’a influencé ma vie et mon travail que l’animation et aucun autre personnage dans l’histoire n’a jamais eu une aussi grande connexion intime avec moi que  Pinocchio. Dans notre histoire, Pinocchio est une âme innocente au père indigne qui se perd dans un monde qu’il ne peut comprendre. Il s’embarque dans une aventure extraordinaire qui le laisse avec une profonde compréhension de son père et du monde réel. J’ai toujours voulu faire ce film, aussi lointain que je me souvienne. »

Gageons que l’aventure très satisfaisante entre DreamWorks Television Animation, Netflix et Del Toro avec Trollhunters – Tales of Arcadia a contribué a ressusciter ce projet long métrage qui succède à l’annonce récente d’une anthologie horrifique en live titrée Guillermo del Toro Presents 10 After Midnight.

Egalement dans l’aventure : Patrick McHale (La Forêt de l’étrange) sera coscénariste, l’excellent artiste et fréquent collègue Guy Davis sera production designer, et Mark Gustafson (Fantastic Mr Fox, l’hilarant segment hallucinatoire du  Joyeux Noël d’Harold et Kumar) en sera le coréalisateur. C’est la prestigieuse compagnie anglaise Mackinnon and Saunders qui prend en charge la conception des marionnettes.

L’aspect production n’a guère changé depuis tout ce temps puisqu’on retrouve le studio californien ShadowMachine (le techniquement compétent Hell & Back, mais aussi Bojack Horseman), en charge de l’animation du film. Les autres compagnies de productions et producteurs sont la Jim Henson Company (The Dark Crystal) via Lisa Henson, Alex Bulkley de ShadowMachine, Corey Campodonico et Gary Ungar d’Exile Entertainment. Blanca Lista co-produira également le film.

Le budget, comme souvent avec Netflix, n’est pas connu, mais Del Toro annonçait il y a quelques années qu’il lui fallait au moins 35 millions de dollars pour le réaliser confortablement.

Un défi qui sied bien à ShadowMachine vu leur travail sur Hell & Back, réalisé avec un budget très réduit.

Source : Variety

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