Critique – Little Big Awesome


S’il y a un pourvoyeur de contenu qui prends de l’ampleur ces dernières années, c’est Amazon ! Après avoir gagné un Emmy et réussi à faire passer Niko and the Sword of Light de l’état de pilote à celui de saison, Titmouse remet ça avec Little Big Awesome !

Deux amis inséparables, Gluko et Lennon, sont prêt pour une aventure sacrément étrange ! Non seulement ils doivent ramener une petite bulle perdue jusqu’à Bulle Land, mais ils doivent également revenir à temps pour arrêter un groupe d’adorables mais vilains chatons de détruire la maison de leur grand-mère.

Tout comme Niko and the Sword of Light, Little Big Awesome est adapté d’un concept préexistant créé par L’Orange Gutan, une compagnie de production argentine, qui l’a exploité une première fois au sein d’un court-métrage titré Gluko & Lennon, qui possédait déjà une grande partie de l’ADN de ce qui est donné à voir dans le pilote réalisé pour Amazon.

Passé entre les mains de Titmouse, et plus précisément de celle de Ben Gruber (SuperJail!, Breadwinners), Little Big Awesome possède une direction artistique assurée par Khang Le et Brett A. Snodgrass tandis que le storyboard et la réalisation a échu à l’un des réalisateurs les plus cotés chez Titmouse : Sun Jin Ahn, qui a œuvré récemment sur Niko and the Sword of Light (encore), l’un des courts Tortues Ninja commandé par Nickelodeon Teenage Mutant Ninja Turtles: Don vs Raph et Yoyotoki: Happy Ears.

Excellent storyboarder (il a travaillé sur l’excellente Sym Bionic Titan, entre autres), il met ici tout son savoir faire au service de ce pilote, qui se déroule comme du papier à musique, et ce malgré les ruptures de ton et d’esthétique, puisque ce sont de multiples techniques qui sont employées selon les séquences et les personnages.

On passe ainsi à de l’animation 3D vers une séquence faite d’un mélange de techniques qui confond de la marionnette live et numérique, à l’image de ces chatons diaboliques qui ravagent l’appartement de la grand-mère ! Sur l’animation en elle-même, Titmouse a fait du bon travail et la 3D est très propre, laissant penser à un cousin lointain, propre mais chiadé des terrifiantes animations de David OReilly. La musique est quant à elle discrète, sauf quand on a droit à une chanson, ici titrée « The Pointy Things Song », écrite et interprétée par Brendon Small, plus connu comme l’homme derrière Dethklok, le groupe de métal fictif de Metalocalypse !

En terme conceptuel, ce pilote fait bien le travail, et le monde de Gluko et Lennon est suffisamment bizarre, tordu mais amical pour susciter l’adhésion. Son seul défaut par rapport à la vague précédente, c’est qu’il joue toujours dans une cour à part des autres pilotes jeunesse car plus axé sur son univers et sa propre bizarrerie que sur l’enseignement d’une notion quelconque, une marotte chère aux parents !  


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