Annecy 2026 – On a vu… les deux premiers épisodes de la nouvelle série « The Ghost in the Shell »

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Qui ne connait pas Ghost in the Shell ? Pour toute personne née dans les années 80, l’adaptation en long métrage du manga de Masamune Shirow fut avec Akira l’une des premières œuvres animées majeures destinées aux jeune adultes à avoir atteint la France, où il fallut attendre 1997 !

Aujourd’hui, presque trente après, il ne faudra guère attendre très longtemps pour découvrir cette nouvelle adaptation, sobrement titrée The Ghost in the Shell et dévoilée en primeur lors du panel « Plongée au cœur du processus créatif de The Ghost in the Shell » du Festival International du Film d’animation d’Annecy.

Même salle, nouvelle ambiance

Le premier épisode de The Ghost in the Shell démarre sur une séquence connue de tous les amateurices de l’univers, puisque c’est celle qui ouvre le manga comme le tout premier long métrage de 1995. C’est toutefois une ambiance et une esthétique radicalement différentes qui habillent cette entame : les personnages sont à la fois plus outranciers et colorés, tandis que les décors, les armes et les costumes semblent tout droits sortis des premières pages de l’oeuvre de Masamune Shirow. Le plus grand écart dans cette ouverture concerne les fulgurances de gore qui, lorsqu’elles atteignent la tête, se transforment en bouillie de pixels glitchés.

Ishikawa, Togusa et Saito et leurs tronches de frappes au repos

Pour compenser les nombreuses informations contextuelles du matériaux de base, l’anime va également à la simplicité, en affichant ce texte via une boite de dialogue bicolore qui ravira les nostalgiques des invites de commande sous dos. La suite de l’épisode est dans la même mouvance, alternant des moments de camaraderie bien stupides et néanmoins très humains, comme les interactions entre les différents membres de l’unité du major, bien que cette dernière et Batou ne soient pas en reste.

Déjà lu, jamais vu

Le deuxième épisode achève de confirmer l’impression établie par le premier : on retrouve pour le moment les mêmes situations découvertes dans les pages du manga tout en privilégiant une mise en scène créative et dynamique : vous avez déjà lu cette histoire, mais comme pour DanDaDan, vous ne l’avez jamais vu de cette manière.

Le montage et le sens de la mise en scène de MokoChan transcende le spectacle, chaque artiste et animateur de Science Saru ayant travaillé sur ces épisodes ont conscience de ce que représente Ghost in the Shell et de comment lui redonner un aspect à nouveau exotique tout en revenant à l’oeuvre originale, à l’image de son character design signé Shuhei Handa, qui réinterprète avec talent ces figures si connues.

Le major possèdera pas moins de 48 costumes différents durant la série !

Toh Enjoe (Empire of Corpse) est aux commandes du scénario, pour le moment très proche du manga, mais il sera intéressant de voir comment il adapte le côté épisodique avec des personnages que l’on imagine arriver dans l’intrigue et déjà évoqués dans ces deux premiers épisodes (comme l’incontournable Puppetmaster). Un dernier mot sur la musique, créée par Taisei Iwasaki, Ryo Konishi et Yuki Kanesaka, qui est à la fois curieuse et tout à fait adaptée, mélangeant tous les styles avec bonheur pour évoquer ce futur un peu suranné mais tout à fait charmant vu la période actuelle.

The Ghost in the Shell débutera sa diffusion mondiale le 7 juillet 2026 sur Prime Vidéo.