Hell and Back est un long-métrage d’animation américain qui promet d’être sérieusement déjanté. Aux États-Unis il est interdit aux moins de 18 ans car il contiendrait des scènes à caractère sexuel, des scènes de consommation de drogue et un langage inapproprié. Rien de surprenant puisque l’équipe derrière le film, que l’on retrouve en grande partie sur la série Robot Chicken, vise un public adulte et décomplexé. Un public qui serait à même d’apprécier le côté irrévérencieux entièrement en stop-motion de ce film, que l’on peut découvrir pleinement dans la bande annonce non censurée ci-dessous.

[message]Remy, Augie et Curt sont inséparables depuis la naissance. Quand ils font un serment de sang pour rigoler et le brisent, Curt est traîné en enfer pour y être sacrifié. Les deux amis devront tout risquer pour sauver Curt d’une quantité de démons asociaux, de légendes grecques et du diable lui-même.[/message]

Bienvenue en enfer (accès sur présentation de sa carte d’identité)

Hell and Back est un film de ShadowMachine, le studio derrière des séries comme BoJack Horseman ou TripTank, et qui a donc un certain savoir-faire dans le domaine d’une animation décalée destinée aux adultes. La réalisation a été confiée à Ross Shuman (Robot ChickenMoral Orel) et Tom Gianas (TripTankHuman Giant) sur un scénario de Hugh Sterbakov (Robot Chicken : Star Wars) et Zeb Wells (Robot Chicken: DC Comics Special, l’arlésienne Star Wars: Detours) : une jolie brochette d’artistes maison qui ont l’habitude de travailler ensemble à la réalisation d’épisodes courts pour Internet et la télévision. Ils s’attaquent ici à leur premier long-métrage, mais je pense que l’association de leur talent leur aura permis de relever le défi avec brio.

Dans tous les cas, le film ne devrait laisser personne indifférent. En effet, il n’est pas si courant de trouver une voyante qui accuse son client de violer sa propre main ou un jingle commercial qui traite votre mère de pute dans un film. Encore moins dans un film d’animation, une technique qui reste encore trop souvent confinée aux contes pour enfants dans l’esprit du grand public. Avec Hell and Back, vos grands-parents ne seront pas déçus du voyage ! Ils en sortiront quelque peu secoués, et peut-être même qu’il auront aimé ça.

La stop-motion, une nouvelle façon de toucher un public adulte ?

Les films d’animation en stop-motion se multiplient ces dernières années, notamment grâce à l’impulsion des studios Laïka (Les Boxtrolls) et Aardman Animation (Shaun le mouton). J’ai toutefois noté que plusieurs de ces films touchaient à l’horreur ou à des thématiques liées à cet imaginaire, comme L’étrange pouvoir de NormanLes Noces funèbres ou Frankenweenie. Ceux-ci semblent bénéficier d’un traitement moins léger qu’un conte familial à la Disney, et peuvent, même s’ils restent tous publics, séduire plus facilement un public de jeunes adultes.

Et que dire de Pos Eso, le long-métrage espagnol qui assume ses nombreux hommages aux classiques cinématographiques de l’horreur et qui dégouline d’hémoglobine ? Vous n’y accompagnerez sûrement pas vos enfants pour le mercredi après-midi ! Mais vous pourriez les laisser chez leurs grand-parents (remis de leurs émotions) et y aller avec des amis, vous passeriez un excellent moment.

En attendant de voir si cette tendance se confirme, Hell and Back sortira au cinéma le 2 octobre prochain aux États-Unis. Pour une sortie française, armez-vous d’espoir, ou tentez un pacte avec le diable, qui sait…

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