Sorti en salles le 18 mars dernier via Malavida Films, la compilation La Princesse, l’ogre et la fourmi met à l’honneur le réalisateur soviétique Edouard Nazarov. Ces histoires sont portées par la tessiture particulière de Philippe Katerine :
Après les succès du Petit Hérisson dans la brume et de L’Antilope d’or, la Renarde et le Lièvre, découvrez l’œuvre d’un autre grand maître de l’animation soviétique, Edouard Nazarov ! Cinq courts métrages pleins d’humour, où tous les personnages font l’expérience des surprises de la vie, les fourmis comme les ogres, les princesses comme les loups, les chiens comme les hippopotames, et pour qui la solidarité, l’entraide et l’amitié l’emporteront !
On retrouve dans cette compilation une thématique animalière avec les courts que sont Le P’tit Hippo, Il était une fois un chien et Le Voyage de la fourmi. Au travers de ces récits, le réalisateur montre avec une certaine tendresse que la solidarité est possible en appréhendant à la fois la structure de la société animale et son regard critique face à une humanité souvent ingrate. Sur les segments proposés, Le P’tit Hippo m’a conquise par son design simple et en rondeur ainsi que par sa poésie dégageant fraicheur et innocence, l’interprétation de Katerine ajoute de plus une douce maladresse à ce héros mélancolique.
Avec Martinko et La Princesse et l’ogre, le réalisateur russe s’amuse des codes des contes et des règles absurdes de la haute société. On retrouve dans ces courts un goût pour l’amusement et la moquerie des hiérarchies de pouvoir par le biais de la narration. La proie devient prédateur, le joueur devient maître du jeu. La douce ironie du récit narré par Philippe Katerine tape juste dans ce contexte.
La Princesse, l’ogre et la fourmi est un bon point d’entrée pour appréhender le travail du réalisateur Edouard Nasarov. La sélection des courts permet une approche familiale adaptée à tous les publics. Si vous avez l’opportunité de découvrir cette anthologie, je vous invite vivement à y aller.




