C’est à la salle Pierre Lamy que nous avons été conviés pour voir les premières vraies images en mouvement de la suite du hit de Chris Sanders et Dean DeBlois, tout simplement titrée Dragons 2.

Entourés par des gros bras en costumes chargés de veiller à ce que nous ne prenions aucun enregistrement de ce work in progress, nous avons accueilli comme il se doit Dean DeBlois, ici seul aux commandes, et la productrice Bonnie Arnold, son équipière de choc sur cette future trilogie.

Trois clips ont été présentés à l’assistance. Voici ce que l’on peut en retirer : Narrativement, le film se déroule cinq ans après Dragons. Les personnages ont gagné en maturité, ce qui est répercuté dans leurs designs, selon une des consignes de Jeffrey Katzenberg, qui était de vieillir un peu les personnages.

Les complications et rebondissements narratifs qui prennent racines dans ce deuxième épisode seront partie prenante du plus lointain Dragons 3, lui aussi réalisé et scénarisé par DeBlois. Le design d’Harold n’est toutefois pas plus guerrier : c’est un cavalier, un explorateur et un inventeur. Il a fabriqué une combinaison de vol pour planer en altitude et de nouveaux pieds mécaniques pour tous types de terrains.

Sa tenue de cuir est optimisée pour de longs voyages et DeBlois l’a qualifié de « motard viking ». Harold est décidé à explorer le monde autour de Berk et à comprendre comment d’autres vivent avec les dragons. Dragons 2 est le premier long-métrage DreamWorks à étrenner un nouveau moteur de rendu graphique, qui permet un rendu de détails très fin, notamment sur les visages. Au-delà de ce constat, c’est la manière dont les images bougent qui impressionne le plus, elles aussi étant le fruit d ‘un nouveau logiciel d’ animation maison, promo.

Beaucoup de membres de l’équipe du développement visuel sont de retour : Nico Marlet, Pierre-Olivier Vincent… L’intégralité du casting vocal est aussi confirmé, ainsi que celui du compositeur John Powell et du groupe de musique Sigur Ros, pour trois chansons cette fois. DeBlois a aussi insisté sur l’impact visuel des séquences, sur le fait de se baser sur des images fortes qui se passent de dialogues.

L’un des clips nous introduit un nouveau personnage masqué présenté comme un « protecteur des dragons », chevauchant un dragon très impressionnant ayant deux paires d’ailes. Un autre personnage nous a quant à lui été clairement exposé sous toutes les coutures : Eret, fils d’Eret. Il s’agit d’un genre d’anti-héros, peut-être destiné à devenir un méchant, aux vêtements à l’esthétique complètement lapone.

Bonnie Arnold insiste sur l’utilisation de la stéréoscopie comme choix esthétique pour appuyer la narration : « Si vous vous souvenez de la scène de la première rencontre entre Harold et Krokmou, le relief avait été mis à contribution pour accentuer ce contact, en plus de l’échelle et du reste de la mise en scène ».

DeBlois explique d’ailleurs son utilisation de la 3D dans le film: « Une utilisation prolongée de cet effet sur un long-métrage provoque une accommodation, ce qui fait que l’on finit par ne plus voir le relief, le cerveau en faisant abstraction, ce qui peut nuire à la gravité d’une scène où l’on aura besoin de la stéréoscopie pour ajouter du sens ».

De nombreux détails d’intrigues sont gardés secrets pour le public. Ce que nous avons vu ne permet pas non plus de trop pouvoir spéculer sur la nature des évènements qui surviendront dans ce nouvel épisode, à part que les décors semblent bien plus hivernaux et nordiques. Il reste que le peu qui a été montré est déjà très impressionnant et laisse augurer du meilleur !

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