Parce qu’il n’y a pas que les films et les comic-books qui sont à l’honneur au Comic-Con de San Diego, une partie de l’équipe de la série est venue parler de l’univers de Tron, des films et de la série. Étaient présents aux côtés du modérateur Josh Dickey le réalisateur/producteur Charlie Bean, les scénaristes  Adam Horowitz et Edward Kitsis, les acteurs Elijah Wood, Bruce Boxleitner et Tricia Helfer ainsi que les designers Alberto Mielgo et Robert Valley. Avec une telle équipe, il a été facile d’apprendre quelques informations sur la série, sa création et son futur potentiellement lié à un troisième film au cinéma. De gros indices ont été également donnés sur de nouveaux épisodes mais ce rapport reste bien sûr sans spoilers, la série n’étant pas encore arrivée en France.

Charlie Bean 

Sur l’orientation de la série : « Nous avons voulu voir l’autre coté. Tron et sa suite sont axés sur les programmeurs, les humains. Nous voulions montrer ce qu’il se passait du côté des programmes. Quel peut-être la vie d’un programme lambda sur la Grille ? »

Sur la narration de la série, déjà conditionnée par ce que l’on sait de Tron l’héritage : « Il nous a fallu contourner l’écueil scénaristique montre dans le film, à savoir la mort de Tron et l’avènement de Clu. Ce n’est qu’une partie de la grande histoire vue par Kevin Flynn. Nul ne sait comment Tron devient réellement Rinzler. »

Sur la musique : « John (Trapanese, superviseur de la musique sur la série. Ndlr) n’est pas là pour en parler. Nous sommes partis de la musique de Daft Punk et l’avons étendue dans le show avec de nouvelles mélodies et des morceaux plus thématiques pour les nouveaux personnages. L’objectif était d’avoir  une musique sérieuse, pas cartoon, en coordination avec l’esthétique. »

Adam Horowitz et Edward Kitsis

Sur l’univers de Tron développé dans la série : « L’important est d’explorer la Grille et aller plus loin que les films ont présenté, montrer les cycles entre ce que Flynn a fondé et comment tout évolue, voir les programmes devenir plus complexes à mesure des cycles. »

Sur l’intégration de la série entre les deux films : « Nous avons créé la bible de la série et des passerelles entre les films et celle-ci, même vers un éventuel troisième métrage, mais il est trop tôt, il faut attendre de voir quel est l’impact de la série, de voir son succès. »

Elijah Wood

A propos de Tron l’héritage : « J’étais trop jeune pour voir le premier film au cinéma quant au second j’en suis fan, j’ai joué au jeu Tron Evolution je devais voir ce film, je suis un peu nerd » dit celui qui a joué Frodon Sacquet. Réponse du modérateur sous les rires du public : « Ce n’est pas grave, on comprend ça. Visez-vous un rôle dans Star Trek pour compléter votre palmarès ? »

A propos de la différence entre jouer un rôle et doubler un personnage animé : « C’est très différent. » Il se tourne vers Charlie Bean et dit « Désolé Charlie, je t’ai menti tout ce temps. » sous les rires du public. « C’est différent dans le sens où tout est écrit, les personnages sont en place, on obéit à la narration et on doit la soutenir. »

Bruce Boxleitner

Il parle du film original, plaisante à propos de Jeff bridges en 82 « Comment ça, vous croyez vraiment que Jeff fumait des cigarettes sur le tournage ? C’est le Dude ! » puis il l’imite, provoquant les rires du public : « Digital jazz man! » avant d’annoncer que Tron est sorti il y a 30 ans la semaine précédente.

« Ca me rappelle que je dois être la plus vieille personne dans cette salle. Je suis très heureux de faire partie de tout ça, de cette mythologie et de la série. »

Sur la modernité de la série : « C’est une mythologique digitale, plus actuelle. On voit l’apprentissage de Beck pour devenir Tron. J’aime ça, même si je suis né avant avant tout cela, les ordinateurs et l’information instantanée. J’étais même à l’avant-garde mais je ne pensais pas à comment tout ça allait tout changer. »

A propos des effets visuels révolutionnaires de Tron en 1982 : « On dit que tout a été fait par ordinateur, mais c’est en grande partie faux. Les ordinateurs qui traitaient les images étaient gros comme des toasters. » Il poursuit devant l’hilarité générale. « Beaucoup d’effets étaient peints à même la pellicule à Taïwann, photogramme par photogramme. Pourtant l’académie des Oscars en 82 nous a refusé la nomination au film d’animation car l’usage de l’ordinateur fut considéré comme de la triche. »

Sur un troisième film : « Bien sûr que je le veux, mais ça ne dépend pas de moi. »

A propos du merchandising : « Moi aussi je voudrais un moto comme celle des films ! »

A propos de la voix de Rinzler : Boxleitner imite le bruit du respirateur du personnage à la surprise du public « On dirait qu’il fait des bulles comme un bébé ! »

A propos du fait de jouer un méchant : « J’ai déjà joué un méchant avant ça ! » dit-il sous les rires de l’assistance.

Tricia Helfer

Sur son travail de voix off : « C’est assez astreignant de trouver le bon ton. Il faut parler à la fois assez vite et sur un ton monocorde. Je suis le Dieu de la Grille.» Le modérateur la corrige. « La déesse de la Grille ? »

A propos de  l’univers de Tron Uprising : « Je suis heureuse de faire partie de cet univers et de l’accueil que me font les… Comment appelle-t-on un fan de Tron ? » Elle tente un néologisme en sa basant sur le terme Trekie (fan de star trek) « Un Tronie ? » Elle est coupée par Boxleitner, toujours à l’affut d’une blague « Ne parle pas de Trannies, ce n’est pas la même chose ! » (Terme argotique employé pour désigné les transexuels, ndlr) avant de proposer « Et pourquoi pas Brogram ? » à l’assistance (contraction du terme Bro et program, ndlr).

Alberto Mielgo

Sur l’esthétique de la série : « J’ai appris à peindre par ordinateur seul. Le but était de donner une ambiance de dédale digital, d’avoir ce look si particulier et non pas de l’acrylique ou de la peinture à l’eau par exemple. »

Sur la série : « Il est important de pouvoir la voir en HD et d’apprécier le travail fait sur les décors et les architectures. »

Robert Valley

Sur le physique des personnages : L’artiste soupire, ne sachant trop que dire et le modérateur poursuit « Le look est défini et on est toujours surpris par l’arrivée d’un nouveau personnage mais aussi par la fidélité à ceux déjà connus comme Quorra. Il y a aussi une grande diversité : différentes ethnies et couleurs, différents visages, pourquoi ces choix ? » Charlie Bean vient à sa rescousse « Je voulais des visages intéressants, des coupes de cheveux originales, ces choses qui accrochent l’œil. Qu’ils aient tous une singularité, quelque chose de fellinien. » Les scénaristes poursuivent « Il était convenu au départ, dans la bible, que les personnages soient de différentes ethnies, ce qui est peu conventionnel.»

Robert Valley acquiesce en plaisantant « Charlie en parle mieux que moi de ça, je fais le coté artistique. »

Pour ceux qui préfèrent voir le panel directement et les résultats du tirage au sort des gagnants des disques et du poster de la série parmi le public (un grand moment de geekitude), la vidéo est visible ici.

Et pour une présentation de la série Tron Uprising, je vous renvoie vers mon article Disney contre-attaque sur le petit écran : « Tron Uprising »

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