Cinq ans après Tout en haut du monde, Rémi Chayé retourne aux grands espaces avec Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary. Toujours accompagné de Maybe Movies et de Nørlum comme partenaires de production, de Fabrice de Costil et la nouvelle venue Sandra Tosello pour le scénario, ce nouveau long-métrage convoque à nouveau de nombreux artistes déjà présents sur la réussite de son premier long-métrage.

1863, dans un convoi qui progresse vers l’Ouest avec l’espoir d’une vie meilleure, le père de Martha Jane se blesse. C’est elle qui doit conduire le chariot familial et soigner les chevaux. L’apprentissage est rude et pourtant Martha Jane ne s’est jamais sentie aussi libre. Et comme c’est plus pratique pour faire du cheval, elle n’hésite pas à passer un pantalon. C’est l’audace de trop pour Abraham, le chef du convoi. Accusée de vol, Martha est obligée de fuir. Habillée en garçon, à la recherche des preuves de son innocence, elle découvre un monde en construction où sa personnalité unique va s’affirmer. Une aventure pleine de dangers et riche en rencontres qui, étape par étape, révélera la mythique Calamity Jane.

Nous avons pu découvrir les vingt premières minutes du film qui nous emmène dans le convoi de pionniers en direction de l’Oregon dont fait partie la famille Cannary. La jeune Martha essuie les moqueries des plus âges du groupe et plus précisément d’Ethan, harceleur en chef. Forte de caractère, la jeune fille s’accroche pour aider son père avec son jeune frère suite à la mort de sa mère. On la voit tomber et se relever à chaque fois, jusqu’au moment où elle décide de mettre un pantalon pour endosser le côté pratique du garçon vacher : un pas de plus vers Calamity…

Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary.

Les décors sont traités par touches verdoyantes rendant ainsi hommage à l’univers du western mais aussi aux peintures luministes du début du XXème siècle. Il est intéressant de remarquer les nuances de jaunes associées à la famille Cannary, du cheval Jambon à leur charrette, ce code couleur les fait ressortir du convoi plus neutre. Si l’action démarre effectivement après ces quinze minutes c’est très encourageant ,car nous avons assez d’informations pour voir Martha Jane suivre sa propre aventure.

L’animation se révèle plus détaillée dans les mouvements de la végétation mais aussi la plus grande présence d’animaux par rapport à Tout en haut du monde. Chevaux et chien vont partie intégrante de la vie du convoi de pionniers et sont dépeints avec leur existence propre à leur animalité. Participant à cette ambiance, la musique composée par Florence Di Concilio (Ava, Dark Blood) apporte ce qu’il faut comme sonorités à l’ambiance western, j’ai d’ailleurs hâte de découvrir la bande originale dans son entièreté.

Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary sortira en salles le 14 octobre et sera distribué par Gebeka.

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