Critique – Le Monde magique d’Oz


Dans cette nouvelle adaptation des livres d’Oz, on peut rapprocher l’histoire à celle d’un film d’action où Dorothy serait John McLane : elle se déroule par niveaux et la résolution se trouve au sommet de la Fameuse Tour d’Emeraude face à un méchant surexcité. Les lieux communs liés à l’univers d’Oz sont respectés, tels que Le Chemin de Briques Jaunes ou les Singes Volants.

Dans cette suite du Magicien d’Oz, Dorothée doit retourner au pays magique d’Oz pour aider ses amis à se défendre  contre un nouvel ennemi : le maléfique Evil Jester.

Ce qui m’a le plus gêné, ce n’est pas la structure classique de l’histoire qui convient tout à fait à un divertissement familial, mais le fait qu’à aucun moment je n’ai ressenti de danger pour son héroïne. Elle se présente à chaque étape de sa quête et son simple nom lui permet d’avancer. Une ruse à mon avis facile pour faire évoluer l’histoire plus vite. Par la suite, l’histoire reprend le schéma assez classique que l’on retrouve dans le Magicien d’Oz de Disney. En effet, Dorothy se retrouve assez vite suivie dans son aventure par des compagnons d’infortunes qui, comme dans l’œuvre originale, sont dans une quête personnelle.

Ces derniers sont bien représentés par un casting vocal enthousiaste : Patrick Stewart, Dan Aykroyd, Kelsey Grammer ou Lea Michele. J’ai regretté que les personnages atteignent vite leurs limites narratives et ainsi ne provoquent chez moi aucun attachement. Ils résolvent leurs problèmes personnels à travers différentes actions de l’histoire mais l’effet sur la narration est très artificiel. Les chansons ponctuant le film représentent à la fois un avantage et un inconvénient. Elles donnent lieu à des délires clipesques pop tout à fait rafraichissants mais alourdissent le rythme à partir de la troisième occurrence, ce qui engendre une certaine lassitude. Les délires pop transpirent ainsi plus de fantaisie, ce qui a retenu mon attention. Ce film reste tout de même un divertissement familial de bonne facture et sera vu en famille avec un certain plaisir. Je l’ai pour ma part trouvé trop prévisible et manquant de vrais enjeux.


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