Critique : Monstres Academy

Première préquelle d’un film phare des studios Pixar, Monstres Academy nous présente, comme son nom l’indique, nos héros à l’époque de leur entrée à l’université des monstres et les débuts tumultueux du duo que tous connaissent.

Le grand rêve de Bob Razowski de devenir une Terreur est menacé lorsque, durant sa première année de licence de Terreur à la Monstres Academy, il rencontre James P. Sullivan, dit Sulli, un vrai crack qui a un don naturel pour Terrifier. Aveuglés par leur désir de se prouver l’un à l’autre qu’ils sont imbattables, tous deux finissent par se faire renvoyer de l’université…

Réitérant un procédé éprouvé sur Cars 2, Monstres Academy met plus en avant Bob que Sullivan dans le duo et de plonger dans leurs motivations de jeunesse. Car entre le choc fondateur du premier lors d’une visite lors de l’école primaire et le poids de l’héritage familial du second, dernier né d’une longue lignée de grandes terreurs d’élite, nos personnages gagnent véritablement en épaisseur.

Si les références filmiques les plus évidentes sont celles des films de John Hugues et de la flopée de teen movies qui ont suivi, toutefois les extraits proposés dans les multiples bandes annonces ont bien caché une portion conséquente de l’intrigue, ce qui laisse des surprises à sa découverte.

Celle-ci se révèle certes sans impact dans les enjeux principaux puisque l’on connait déjà la suite mais riche en intrigues et caractérisations : parfois ludiques lorsqu’il s’agit d’appels du pied sur les événements de Monstres et Cie, parfois bien plus sérieux lorsque l’on aborde les personnalités de nos deux héros.

Car c’est sur ce terrain que le film de Dan Scanlon se distingue le plus, en ouvrant le cœur de héros que l’on croyait connaitre et de nous faire pénétrer dans ce qui les constitue, tout en ménageant dans la narration des détours roublards qui achèvent de transformer le duo de héros en multipliant leur capital sympathie.

Côté visuel, c’est à nouveau un vrai festin pour les yeux ! Le cadre de l’université est d’un détail quasi maniaque et le film compte un nombre insensé de personnages dans le décor. Certains passages spectaculaires bénéficient d’une mise en scène très efficace, même si c’est dans ses moments les plus intimistes que le métrage gagne ses galons.

En conclusion, ce Monstres Academy sait se rendre indispensable dans la déconstruction de l’identité de ses personnages et leur donner, dans le fond comme dans la forme, plus de relief.



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