Après avoir ravagé le cinéma Pathé d’Annecy et une pleine salle de la Japan Expo, Promare va sortir sur les écrans français à partir du 31 juillet après une vague d’avants-premières le 23, et quoi de mieux pour apprécier ce film que de revenir à ce qui a permis au Studio Trigger de construire cette identité spécifique ?

Tout a commencé ici : Gurren Lagann

2007 : le studio Gainax produit cette série qui pose un grand nombre de bases des futures marottes de Trigger Inc, au niveau du fond comme de la forme : une animation de très haute qualité, une mise en scène qui fait la part belle aux plans poseurs mettant en valeur le character design de ses personnages, du mecha design audacieux signé Yoh Yoshinari, du gainaxing (évidemment), des métaphores aussi filées qu’alambiquées et des twists de narration qui peuvent briser le cœur et la distillation d’une forme de nostalgie via la perte de l’innocence ce son personnage principal. Si le héros est un garçon, ce sera moins le cas dans ce qu’écrira Kazuki Nakashima pour Hiroyuki Imaishi chez Trigger.

Désormais un classique (que je ne vous divulgacherais pas, la découverte est importante), Gurren Lagann est visible en dvd et blu-ray via @Anime mais aussi sur Netflix. Le pitch qui ne dit rien mais qui annonce un peu la couleur :

Simon et Kamina vivent une vie monotone dans des galeries souterraines, bien loin du monde extérieur dont ils ignorent tout. Lorsque la belle Yoko, armée de son puissant fusil à supraconduction, débarque dans leur village alors qu’elle poursuit un mécha piloté par un humanoïde, leur vie prend enfin une tournure intéressante. Les trois compères vont rapidement se retrouver propulsés à la surface, et embarquer pour une aventure épique qui les emmènera plus loin qu’ils ne l’auraient jamais imaginé…

Little Witch Academia : Trigger pour tous ! 

Après le départ d’Imaishi de Gainax, et la fondation de Trigger Inc dont le nom est révélé en , la première oeuvre sort en , sous la forme d’un court-métrage d’animation réalisé par Yoh Yoshinari dans le cadre de l’anime Mirai : Little Witch Academia. Le succès et la popularité du court fera lancer un kickstarter afin de partiellement financer sa suite, The Enchanted Parade, sortie elle le avant la mise en production d’une série éponyme de 25 épisodes désormais disponible sur Netflix, qui l’a licencié.

L’inimitable signature de Yoshinari est visible absolument partout dans Little Witch Academia, depuis les différents designs comme les mise en scènes toujours inspirées, tout en approfondissant le monde des jeunes sorcières via l’écriture de Michiru Shimada. Une belle réussite bien plus « family friendly » que Gurren Lagann qui montre la capacité de Trigger Inc de toucher  avec aisance une cible moins spécifique.

Pour celles et ceux qui se laisseraient tenter par l’aventure, un petit pitch (dans la poche) :

Kagari Atsuko, alias Akko, rêve depuis l’enfance de devenir sorcière par admiration pour la sorcière Shiny Chariot. N’étant pas issue d’une famille de sorcière, elle s’inscrit tout de même à Luna Nova, l’académie de sorcière où a étudié son idole, où elle rencontre Sucy et Lotte, deux autres apprenties sorcières. Ensemble, elles vont faire leurs armes à l’Académie de Magie… l’année ne fait que commencer !

Kill la Kill : sans compromis

Si Gurren Lagann possède tous les ingrédients de Trigger, c’est réellement avec Kill la Kill que l’on découvre la musicalité de l’ensemble, entre complète trivialité et moments explosifs, Hiroyuki Imaishi déroule des enfilades de combats tous plus tarés les uns que les autres dans un cadre tout d’abord scolaire avant d’aller… ailleurs. Toujours secondé par Nakashima, les différents styles d’animation du studio s’entrechoquent, depuis l’animation limitée d’Inferno Cop jusqu’aux exubérances idiosyncratiques de Sushio (ici character designer).

Kill la Kill est, un peu à l’image de la perception de la japanime en France, tout ce qui fait sa force et ses défauts : un rythme effréné, un gout pour la forme qui semble donner au fond peu d’existence, beaucoup de violence et de nudité et un public de destination forcément plus restreint. On adhère ou on déteste cette absence de compromis, mais c’est le meilleur moyen de découvrir ce que le studio a à offrir.

Kill la Kill est disponible en édition combo DVD/Blu-ray chez @Anime et en streaming chez Wakanim. Un Pitch ? Un pitch :

L’académie Honnōji, un lycée dans lequel règne la peur et la terreur. Celui ci est gouverné par le redoutable conseil des élèves, qui ont la particularité d’utiliser des uniformes Goku. Ces derniers leurs permettent d’être plus fort que n’importe qui, et d’écraser quiconque se dresse sur leur route. Ryūko Matoi est une fille qui transporte avec elle une moitié de ciseaux géant, et recherche le possesseur de l’autre moitié qui s’avère être l’assassin de son père. Dans le but de trouver le meurtrier, Ryūko rentre dans l’académie Honnōji pour y défier Satsuki Kiryūin, la présidente du conseil des élèves…

Mais aussi…

Trigger Inc a aussi récemment coproduit Darling in the Franxx, en 2016 la très méta série crossover Space Patrol Luluco (visible chez Crunchyroll) et Kiznaiver (chez Wakanim), SSSS.Gridman (aussi chez Crunchyroll)

 

2 Comments

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