Critique – L’apprenti Père Noël

Critique – L’apprenti Père Noël

L’apprenti Père Noël de Luc Vinciguerra est un dessin animé sorti le 24 novembre 2010 au cinéma. Il s’agit de la reprise en long métrage de la série télévisée d’animation franco-belge du même nom. Les deux saisons de la série passaient dès 2006 dans l’émission Midi les Zouzous, sur France 5. Luc Vinciguerra et Alexandre Révérend, respectivement réalisateur et directeur d’écriture sur la série, reviennent sur ce film. Il s’agit en fait d’un prequel à la série.

« Le Père Noël ne veut pas prendre sa retraite, mais le règlement est formel : il doit se choisir un apprenti qui le remplacera. Sélectionné parmi des millions d’enfants, l’heureux élu devra s’appeler Nicolas, être orphelin et avoir le cœur pur. De l’autre côté de la terre, un petit garçon répond parfaitement à ces critères, mais son manque de confiance en lui et son vertige en font un piètre candidat. Le Père Noël acceptera-t-il l’idée de passer la main et d’aider son apprenti à prendre sa place ? »

L’affiche place directement dans l’ambiance graphique du film. Des bons vieux dessins qui prennent vie. Ici le trait est accentué par la coloration, qui fait très « crayon de couleur non unifié ». Du coup, c’est un véritable livre d’images de Noël que l’on s’attend à voir débarquer sur nos écrans. Mais un livre d’images pour les plus petits.

Détrompez-vous. J’étais séduite par le film au bout de 2m43. Des personnages au visage rond, des couleurs pastelles, un magasin de jouets spectaculaire, et deux orphelins pleins de rêves. Il a suffit de ça pour que je rentre dans le film. Le décalage dès le début du film est intéressant. Décalage de saison d’abord, Noël à Sydney, soit Noël en été. Décalage par rapport au cliché du Père Noël aussi, puisqu’il est ici plein de doutes, rechignant à prendre sa retraite. Et décalage scénaristique aussi, ici on ne devient pas Père Noël de père en fils. Au contraire, il faut être orphelin pour pouvoir prétendre à l’emploi !

Le scénario est en fait un conte on ne peut plus classique. Un conte d’apprentissage, sans grandes scènes d’actions, sans effets spéciaux, sans super-vilain. Mais une petite histoire charmante, toute en émotions. On a même l’ourson de Nicolas dans le rôle du petit animal mignon. Cependant, à travers le meilleur ami de Nicolas, Félix, on retrouve un sujet plus profond : la misère sociale, l’éclatement des familles.

En résumé, c’est un film très mignon. Un conte de Noël pour enfants, qui plaira aussi aux grands et surtout, un superbe tableau d’1h20 !



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