Petit ouvrage publié par Les Cahiers du Cinéma, il aborde le genre de manière simple et complète. Parfait si vous voulez en savoir plus sur l’univers du cinéma d’animation, sans pour autant vous farcir une encyclopédie de 10 000 pages !

Les petits Cahiers est une collection qui propose aux étudiants, enseignants ou lycéens, aux autodidactes et autres amateurs, d’accompagner leur initiation vers un cinéma éclairé. Il en existe une cinquantaine, sur des sujets aussi divers que La mort aux trousses, Le cinéma africain Un continent à la recherche de son propre regard, Le montage L’espace et le temps du film ou encore Chris Marker. Et bien sur, Le cinéma d’animation !

Né en Lorraine en 1946, Bernard Génin se passionne pour le cinéma d’animation dès ses études aux Beaux Arts de Nancy. D’abord graphiste (publicité, dessin de presse, dessin animé…), il devient journaliste Cinéma à Télérama, en 1978. Il y exerce la fonction de “chef de rubrique Ciné Télé” depuis 1997.

Le livre se présente en deux parties, l’une « historique », et la seconde composée de documents, textes et témoignages. Bernard Génin commence par le commencement : les jouets d’optique, les ombres chinoises, et autres procédés qui ont marqué les débuts de l’animation (et du cinéma tout court d’ailleurs). Ensuite, il nous raconte Felix le chat, Tex Avery, et fait un tour du monde de l’animation et des grands animateurs. Tous les continents, tous les styles, toutes les générations sont abordées. Il y a donc de grandes chances que, comme moi, vous y découvriez de nouveaux noms !

Après un chapitre sur « le volume animé » et un troisième consacré à Disney et son apport considérable au genre, il nous parle de l’image de synthèse et de son utilisation croissante qui va en se perfectionnant. Enfin, il met en avant le court-métrage d’auteur à travers huit films comme Une Nuit sur le mont Chauve d’Alexandre Alexeïeff.

La seconde partie présente la chaine de travail en animation, le rotoscope, des témoignages pour ou contre Walt Disney (très intéressante cette partie), des propos d’animateurs etc. Un complément très appréciable ! Et non dépassé, alors que le livre est sorti il y a dix ans déjà (en 2003).

Ce que je retiens de ce livre, c’est sa facilité d’accès. Tant au niveau du contenu, parfaitement abordable, clair et expliqué, qu’au niveau de la maquette. Un format poche, souple, d’une centaine de page, dans une police d’écriture suffisamment grosse pour ne pas nécessiter l’usage d’un télescope et avec tout de même quelques illustrations pour aérer et souligner le contenu.

C’est simple, je l’ai lu en une heure, j’ai tout saisi, je ne me suis pas trop sentie perdue au milieu des milliers de noms et dates (un peu tout de même, mais c’est normal, il y a tant à dire et d’œuvres / auteurs à citer) ! Sérieusement, la somme d’information est bien maitrisée, pas de risques d’indigestion. Ca m’a donné envie de lire d’autres titres de la collection (pourtant quand ça touche pas à l’animation je suis plus réticente à lire des ouvrages de non-fiction), et surtout, de m’intéresser de plus près au patrimoine de l’animation internationale !

Un livre à conseiller donc, pour une initiation réussie. Merci les Cahiers du Cinéma ! (Par contre, il est officiellement pas cher du tout, 8,95€, et officiellement introuvable il me semble. Reste les bibliothèques 😉 ).

19 Comments

  1. La question n’est pas que l’image de synthèse progresse mais comment on l’utilise. Or quand je vois parfois certains films qui sortent c’est surtout pour pas grand chose qu’elle est utilisé. Je pense à des machins comme Des chimpanzés dans l’espace.

    1. Le but du livre n’est pas de faire débat sur l’utilisation de la technique, il doit y avoir des trucs bien spécialisés pour ça. Ici il parle des grands films qui l’utilisent, comme Le Monde de Nemo, et du fait que c’est une technique qui se perfectionne un peu plus chaque jour, dont on ne sait pas l’avenir en fait. Et son utilisation dans d’autres univers, comme dans Le Roi Lion ou Jurassic Park.

      Lalie
    1. Ni éloge ni abstraction, c’est juste un ouvrage d’initiation, découverte. Il présente ce qui se fait / s’est fait de marquant. C’est le but du livre, faire découvrir. Pour un bilan avec dérives et utilisations appliquées etc, ce sera un autre ouvrage. C’est vraiment une présentation du cinéma d’animation dans son ensemble, des grands noms et de l’art, par économique ou technique. Si tu connais déjà tout ça, c’est sur que l’ouvrage n’est pas pour toi !

      Lalie
  2. Oui donc c’est bien ce que je dis, il n’y a aucune réelle analyse du procédé. Si je veux découvrir pas besoin d’un bouquin, un petit coup sur Wiki m’en dira autant. Tiens est-ce qu’il parle une seule fois de Don Bluth dedans.

    1. Mais pas inintéressant pour autant, c’est ce que je voulais dire :). Wiki c’est pratique, mais c’est quand même pas pareil qu’un travail documentaire abouti… Après vérification Don Bluth est cité plusieurs fois, pour Anastasia, dans les « immenses succès de quelques films étrangers » qui témoignent de la fin du monopole des studios Disney.

      Lalie
    1. Non mais encore une fois c’est pas un ouvrage exhaustif sur tout et tout ^^. Il est cité dans le mouvement d’émancipation de Disney par comme une révolution du genre, et Anastasia doit être le film qui a le plus marché. Après qu’il ait fait mieux, c’est ton avis perso !

      Lalie
  3. Pourtant en soi Fievel et le nouveau monde est une révolution commerciale avant Anastasia puisqu’il a mieux marché que le Disney de l’époque, Basil détective privé. Donc au moins 12 ans avant!

    1. Spielberg il en parle plus d’une fois ! Lis le bouquin avant de dire qu’il y a des oublis, il peut pas traiter de tout, c’est pas une encyclopédie ^^’.

      Lalie
    1. Pas forcement, c’est pas un livre sur Spielberg. On le cite pour la création de DW entre autre. Et peut être qu’il y a Fievel, je me souviens pas de tous les titres cités dans le bouquin ^^’

      Lalie
  4. Sauf que Dreamworks c’est non seulement bien après Amblin mais surtout que la partie animation n’est même pas son secteur. C’est celui de Katzemberg. Spielby c’est les films live.

  5. En ce qui me concerne Bernard GÉNIN est un crétin de la pire espèce. Bien que le dessin animé ait été créé sur base du roman de jeunesse d’István NÉMETH, ce n’est pas du tout quelque chose pour des enfants de basse maternelle. Ce qui est décrit dedans c’est plutôt le thème de « mange ou soit mangé » qui motive tout animal à se débrouiller, par ses propres moyens, afin de pouvoir vivre et survivre le plus longtemps possible. La « morale à la Bambi » n’est pas présente du tout ici. Ce qui est présent tout le long de ce dessin animé c’est l’obligation d’apprendre, apprendre, apprendre et aussi de remettre ce savoir si difficilement acquis aux générations suivantes. Ce n’est pas une BD à l’eau de rose, façon Disney « Tout est beau, tout est joli je suis enchanté ». Non, vraiment le critique ci-haut cité n’y a jamais compris quoi que ce soit. Et cela doit être du en majeure partie à la traduction anglaise plus qu’imparfaite – où les appellations originaux ont été remplacées par des noms sans queue ni tête, où on dit « canard » au lieu « coq », « oie » au lieu de « poule ». Il y a aussi beaucoup de phrases qui ont été introduite ou bien effacées… La liste des imperfections est bien longue ! Aussi je vais te traduire le dessin animé en français, afin que tu puisses comprendre les beautés de style employés comme « Oh, toi qui te remplit et s’amincit maintes fois, je te jure de venger sur le Peau Lisse, la mort de Karak ». L’expression « oh, toi qui te remplit et s’amincit maintes fois » est mis au lieu de « Oh, toi Lune qui brille dans les cieux ».
    Le dessinateur de cette BD animée, Attila DARGAY, décédé récemment (né à Mezőnyék, le 20 juin 1927 – décédé à Budapest, le octobre 2009) fit tant de dessins animés, courts, longs voire durant toute une soirée qu’on ne peut l’éviter de nulle manière. Il fut, pour prendre un exemple belge, le HERGÉ de la Hongrie – ses dessins animés dont certains furent effectués expressément pour les enfants (la famille Mézga – La famille Bran d’Agace, Willi le moineau, Saffi, Loutra, L’Attrape-Chat (Macskafogó)… ) sont tous des perles parmi les chefs-d’œuvre de cette branche hongroise du septième art. Des dessins animés connus par petits et grands, car ils font tous partie de la culture de base hongroise.

    Le « changement de régime » vit le jour seulement en 1988 en Hongrie, et effectuer des dessins animés pendant le régime communiste stalinien, tout en étant scellé au fer rouge gouvernemental comme « ennemi de classe » (« osztályellenség ») – eh bien il fallait avoir beaucoup de persévérance pour surmonter tout cela…

    HORVÁTH-MILITICSI Attila

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