S’il y a bien une place où les super-héroïnes DC ont leur place, c’est la Paris Comic Con. J’ai ainsi pu découvrir cette nouvelle super-itération, attendue depuis Annecy 2015 et sa conférence sur les séries genrées.

La cérémonie célébrant l’héroïne de l’année bat son plein et les étudiantes de Super Hero High s’affrontent pour le grand prix. L’événement dérape lorsque Dark Opal cible les héroïnes et leur vole certaines possessions précieuses pour former l’arme suprême ! Les étudiantes doivent passer à l’action ! Wonder Woman, Supergirl, Batgirl et Bumblebee réussiront-elles à stopper Dark Opal et son mystérieux acolyte pour sauver la mise ?

Avec son action débutant à la Super High, l’intrigue arrive à surprendre en sortant des clichés rebattus des histoires lycéennes, exit les jeux de fin d’année, exit les amourettes trop sucrées. On découvre une narration plus profonde mais néanmoins classique autour des origines de Supergirl, l’exigence familiale subie par Wonder Woman et surtout la valeur de chacune au cœur du combat contre Dark Opal.

Ce téléfilm est aussi l’occasion d’observer les nouvelles tenues des super-héroïnes, ce changement a été évoqué lors de la conférence sur les séries genrées au festival d’Annecy de l’an dernier. Marge Dean, alors directrice de production chez Mattel, y a expliqué la volonté de se démarquer de l’image sexy associée aux super-héroïnes afin que les petites filles puissent s’identifier facilement à elles.

Et à ce niveau, le pari est réussi car l’identité des héroïnes est préservée grâce aux codes couleur tout en y ajoutant une touche à la fois urbaine et sportswear. Par exemple, Bartgirl porte fièrement son noir et jaune distinctif avec un hoodie dont la capuche est ornée d’oreilles et des Doc Martens tandis que Poison Ivy peut bouger aisément dans une robe verte mi-longue et est coiffée d’une natte fleurie. Mon seul bémol vient des visages assez semblables, mais ce n’est qu’un aléa dû à l’association entre la franchise DC Comics et Mattel, ce compromis est présent des lors qu’il y a marchandisation d’un produit. La célèbre Barbie a été la première à en faire les frais.

A l’image de Batman qui a connu des multiples versions animées et live dont on attend le Lego Batman Movie, ce téléfilm prouve que ces super-protagonistes peuvent vivre en dehors des canons imposés jusque là par les comics books. D’ailleurs, le véritable point fort se situe dans l’écriture de ces DC héroïnes. Assurée par la scénariste Shea Fontana, les jeunes filles dégagent de fortes personnalités et agissent naturelles. Elles se bousculent, chahutent et se charrient beaucoup, ce qui est très agréable à voir.

L’animation, produite en sous-traitance par The Answer Studio, Digtal eMation Inc., Lotto Animation et N4U, oscille entre des moments de combats dynamiques et des instants plus limités dans les mouvements des personnages. Heureusement, l’équilibre est assuré par le travail efficace des storyboarders de Warner Bros Animation, donnant à l’ensemble un aspect homogène.

DC Super Hero Girls : l’héroïne de l’année propose une aventure dynamique où les valeurs humaines sont mises en valeur. Cette nouvelle version des super-héroïnes vaut le détour donc si vos enfants se tournent vers elles à l’approche des fêtes, vous pouvez être rassurés ! Si jamais vous avez loupé la diffusion du téléfilm le 11 novembre dernier sur France 4, vous le trouverez facilement sur le Pluzz et différentes plateformes VOD pour la modique somme de quatre euros et des poussières.

Donc, aucune excuse pour rejoindre l’équipe des DC Super Hero Girls !

2 Comments

  1. Pingback: Éditorial - Le programme d'automne sur LBA.

  2. Pingback: Critique - She-Ra et les princesses aux pouvoirs - Little Big Animation

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *