Critique – Les Toutes Petites Créatures


Après Chicken Run : la menace nuggets, le studio Aardman continue de nous régaler avec Les Toutes Petites Créatures, une compilation de courts métrages réalisés par Lucy Izzard (Pantosaurus), dans nos salles le 7 février grâce à Cinéma Public Films.

Suivez les aventures de Rose, Bleu, Orange, Jaune et Vert, un groupe de toutes petites créatures drôles et attachantes. À travers le jeu, ces petites créatures en pâte à modeler découvrent avec amusement le monde qui les entoure. L’humour est au cœur de ce programme, abordant avec légèreté des thèmes tels que la découverte de l’autre, le travail d’équipe, l’empathie et la tolérance.

Les Toutes Petites Créatures appartiennent à l’univers de Morph, série populaire des années 80 conçue alors par Peter Lord et David Sproxton. Dans cette compilation, elles évoluent dans un environnement évoquant une chambre d’enfant avec sa multitude de détails : des morceaux de tissus, des petites pelotes de laine colorées et des objets du quotidien. Cette diversité de formes et de textures apportent une liberté d’action et d’appréhension du monde à nos blobs de plasticine dans des segments comme « Les miroirs déformants », « Bruyant » ou « Les Flaques de couleurs ».

Rose, Bleu, Orange, Jaune et Vert possèdent des personnalités spontanées et riches qui sont valorisées en interstices des douze historiettes qui composent ce programme. Les interactions entre ces boulettes de pâte à modeler se révèlent fraîches et bienveillantes, portées par les gazouillis et bruits de bébés très frais et spontanés évoquant la vibe naturaliste de son ancêtre, la série Créature Comfort. Les chapitres « Le Cache-cache », « Ouille ! » et « Le Hoquet » sont particulièrement drôles et doux pour l’âme du spectateur.

Il est intéressant de retrouver les traces d’artisanat dû à la technique même du stop motion avec ces yeux perlés très « do it yourself » et les empreintes de doigts apparentes lorsque les boulettes s’expriment et se meuvent. Cet aspect non lissé et parsemé d’aspérités rendent l’univers et ses personnages tangibles pour le public, incitant une envie de les reproduire soi même une fois revenu à la maison après la séance.

Dans son format de trente huit minutes, la compilation Les Toutes Petites Créatures apporte de l’apaisement et de la délicatesse dans sa maîtrise de la stop motion. Elle est recommandée pour vos sorties en famille et votre cœur fondra face à ces personnages si purs. Cette tentative donne envie d’en voir d’autres épisodes, et qui sait ? Peut être une évolution vers le long métrage pour la réalisatrice Lucy Izzard.


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