Passé notamment par l’Etrange Festival et le FEFFS, la version long-métrage de Junk Head de Takahide Hori a tenu compagnie à l’autre grand film fantastique en stop motion qui peine à arriver chez nous, Mad God. Tout comme Phil Tippett, Hori a, à l’origine, conçu plusieurs courts-métrages avant de se lancer dans cette œuvre d’une heure quarante minutes, de plus tournée à 24 images par secondes.
Dans un futur lointain, et à force de manipulations génétiques, l’humanité a réussi à atteindre une quasi immortalité. Cependant, elle a perdu la possibilité de se reproduire et court à l’extinction. Afin d’enquêter sur les secrets de la procréation, un homme est envoyé au plus profond de la terre, là où vivent des clones mutants prêts à se rebeller contre leurs créateurs…

C’est via UFO Distribution que nous parvient Junk Head et ce à partir du 18 mai. Cette authentique aventure de cinéma indépendant en solitaire a duré 7 ans pour Takahide Hori, qui ne se définit pas lui-même comme une personne adepte de la collaboration : » Pendant les 4 premières années, j’ai travaillé seul. Le plus gros défi était de garder ma détermination malgré la solitude. Mais l’animation image par image permet chaque jour de réaliser quelques secondes d’images, et à la fin de la journée on a la joie de voir les personnages prendre vie pour quelques secondes. »
Lauréat du Prix Satoshi Kon au Fantasia Festival de Montréal, du Prix du Meilleur Nouveau Réalisateur au Fantastic Fest et de la Cigogne d’Or du meilleur film d’animation au Festival du Film Fantastique de Strasbourg, Junk Head représente exactement le type d’expérience en stop motion destinée à un public ado/adulte à soutenir, et qui donne envie de se ruer en salles le 18 mai !