Finies les suites sous forme de long-métrage d’animation bas de gamme en direct-to-vidéo. La tendance est aux courts et spéciaux, souvent à l’occasion des fêtes d’Halloween ou de Noël. Qui a lancé la mode ? Qui y a le plus recours ? Est-ce vraiment mieux que les suites DTV ?

Une nouvelle formule

Dans les années 90, Disney a eu une illumination : quand on a aimé un film et ses personnages, on en redemande. S’en est suivi une série de suites direct-to-vidéo de leurs grands classiques, suites à petits budget et grosses recettes, et au niveau artistique moindre. Aujourd’hui, les studios ont trouvé un nouveau moyen de continuer à faire vivre leurs personnages après le clap de fin : les afterends.

Je précise que « afterends » est un néologisme, tout droit sorti de ma tête à la rédaction de l’article. En gros, « après la fin », il représente ces courts et spéciaux qui continuent de mettre en scène les aventures des personnages d’une licence, au-delà des épisodes cinéma. Je regroupe donc ces aventures inédites sous le terme afterends, même si, dans la chronologie narrative, toutes ces aventures ne se déroulent pas après le clap de fin. Mais ne soyons pas tatillons.

Bon, vous venez de lire deux paragraphes, j’espère que vous avez compris de quoi je parle exactement. Sinon, un exemple me vient en tête : les Toy Story Toons. Après une fantastique trilogie, personne ne voulait voir Woody et Buzz « mourir ». Un quatrième film aurait-il pour autant représenté un intérêt quelconque ? On peut se poser la question. Ces Toy Story Toons, des cours de quelques minutes qui prolongent l’univers de la saga, représentent donc une alternative intelligente. D’autant plus que les trois épisodes réalisés jusqu’ici sont vraiment réussis !

Largement adoptée

Dreamworks, Pixar, Sony Pictures, Illumination Entertainment (studio Mac Guff), Blue Sky et même, Disney et Ghibli, en ont fait! Si j’en crois Internet, c’est Dreamworks qui a sorti en premier l’un de ces afterends. Il s’agit de Shrek Karaoké Dance Party en 2001, où toute la bande se retrouve dans le marais de Shrek, après le happy end, pour un karaoké endiablé. Pixar et Blue Sky suivaient l’année d’après avec La Nouvelle Voiture de Bob dans l’univers de Monstres & Cie pour le premier, et L’Aventure inédite de Scrat dans l’univers de L’Age de Glace pour le second.

Depuis, quasiment tous les films des studios Pixar et Dreamworks sont déclinés en afterends. Les autres studios en ont déjà fait plusieurs, à l’exception de Disney et Ghibli qui, si je ne me trompe pas, n’en ont produit qu’un. Il s’agit du Mariage de Raiponce et Mei et le chaton-bus (suite de Mon voisin Totoro). Et ces afterends prennent deux formes différentes, des courts de quelques minutes comme les Toy Story Toons, ou des formats spéciaux un peu plus longs comme Joyeux Noël Madagascar, Shrek, fais-moi peur !, ou encore Les Schtroumpfs : un chant de Noël. Des aventures à thème, auxquelles Pixar se joindra l’an prochain avec Toy Story of Terror.

Pour le moment Dreamworks est en tête au nombre d’afterends, mais Pixar suis de près, et je suis sure que les autres studios ne manqueront pas de se rattraper dans un avenir proche. Quoique… Dreamworks prévoit quand même trois films par ans !

Bien ou bien ?

Je suis loin de tous les avoir vus, mais pas un de ceux que j’ai pu voir ne m’a déçu. Drôles, émouvants, c’est de l’or en barre. C’est autre chose que les sous-productions Disney évoquées plus haut, comme quoi, on peut faire du commercial tout en étant bon ! Et retrouver nos personnages préférés est un petit bonheur. Si bien qu’on attend ces afterends avec la même impatience que les long-métrages !

Si vous voulez les voir, la plupart sont disponibles sur le DVD du film dont ils accompagnaient la sortie. Donc La Nouvelle voiture de Bob sur le DVD de Monstres & Cie, Baby-Sitting Jack-Jack sur celui des Indestructibles etc. Chez Dreamworks, ils peuvent faire l’objet d’une sortie DVD à part, à l’image de Kung Fu Panda : Les Secrets des cinq cyclones. Pour savoir où trouver l’afterend qui vous intéresse, Internet est votre ami, mais vous pouvez aussi me demander, tout simplement.

Reste à voir si la tendance va continuer, s’accentuer, ou s’estomper. Ce que je peux vous dire, c’est que le DVD de Rebelle, qui sortira le 1er décembre, proposera comme bonus un court métrage animé nommé The Legend of Mor’du (La légende de Mor’du). Etant l’un des points que j’ai beaucoup apprécié dans Rebelle, je suis pressée de voir cet afterend !

Et vous, pensez-vous que cette mode a un avenir ?

11 Comments

  1. Jamais été convaincu perso. C’est sympa mais vite oubliable. Chez Pixar au moins il y a de l’intérêt surtout dans les Toy Story. Pour ce qui est de Cars c’était franchement pas terrible.

    1. En même temps, tu es plutôt dur à convaincre en général non ? :p Cars je suis pas sure d’avoir vu les afterends. Après les Toy Story… C’est Toy Story quoi ! DU LOURD.

      Lalie
  2. J’ai vu ceux sur les DVD de Shrek 1 et 2, ça casse pas trois pattes à un canard. Reste celui sur Madagascar avec les pingouins parce que justement il y a les pingouins!lol Pour Cars, tu as Martin et la lumière fantôme (se regarde mais bon…), tout un tas de Cars toon (j’ai regardé un peu avec le petit d’une copine qu’est-ce que c’était nul, le petit aimait bien d’accord mais franchement c’était naze! Aucune cohérence) et Tokyo Martin (le plus potable!). Pour Toy Story, j’ai vu les trois qui ont été fait: Vacances à Hawaï (quel plaisir de retrouver les personnages!), Small fry (vu sur le net, pas aussi nul que j’avais entendu parler malgré que ce soit moins bien) et Partysaurus Rex (probablement le meilleur de Toy Story Toons, une fiesta impayable).

    1. Non pas vraiment, les afterends c’est des courts ou moyen métrages. Là le film c’est juste un spin-off pour la tv ! Donc normal qu’on y retrouve les même personnages.

      Lalie
  3. Merci pour cet article très sympa!
    Presque neuf mois après sa parution, je relance la discussion à propos des “afterends”.

    Les courts-métrages donnent souvent l’impression de ne pas se prendre au sérieux et donc me font sourire (“le mariage de Raiponce”, ou encore “la lumière fantôme” de Cars).
    Maintenant, pour reprendre la question conclusion de l’article, est-ce que cette mode de court-métrage a de l’avenir? Les personnages ne sont pas toujours respectés dans leur personnalité ou leurs réactions, ou alors le scénario diverge et prend la peine de s’intéresser à des personnages secondaires. En ce qui me concerne, moi qui suis pourtant “bon public” je suis toujours un peu déçue de ce manque de matière.(Je n’oublierai jamais “Harold et la légende du Pikpoketos”, franchement décevant, à la limite absurde et grotesque… un peu comme Gueulfor le personnage central de ce “spin-off”)
    Malgré cela, l’intérêt de ces courts et moyens métrages réside peut-être dans la plus grande simplicité des scénarios, qui permettrait de toucher un public plus large? En tout cas, l’impact commercial est recherché et souvent obtenu, du moins aux Etats-Unis.

    De même, certains moyens métrages maintiennent une certaine popularité autour de la licence si une suite est en préparation, et enrichissent l’univers du premier film en développant la “back-story”; c’est le cas notamment des “Secrets des Cinq Cyclones” qui ont repris l’origine de chaque personnage important du film “Kung-Fu Panda”.
    Certaines intrigues, pas assez importantes pour constituer à elles seules un long métrage, peuvent cependant s’exprimer au travers d’un moyen métrage et préparent ainsi le terrain pour un deuxième opus. On peut citer “Le Cadeau du Furie Nocturne” (Dragons), dont le mini-scénario permettait de retrouver les personnages fidèles à eux-même (la synergie Harold/Krokmou notamment, pilier du premier opus) tout en apportant de nouveaux détails et évolutions à l’univers du premier film: la vie après la guerre, la naissance des dragons, la possibilité pour Krokmou de voler seul et ce qu’il ferait de cette nouvelle liberté…

    A mon sens donc, l’intérêt des courts-métrages est certain, tant dans leur potentiel commercial (ils surfent sur la popularité des premiers opus et sont créés à frais moindres puisque le travail de création et d’animation est déjà fait) que dans leur apport “bonus” pour les fans. Comment les deux derniers exemples cités ci-avant, qu’ils continuent de proposer des scénarios courts mais bien construits et d’un esprit similaire à celui des premiers films, et leur avenir est assuré!
    Qu’en dites-vous? 🙂

    Elenthya
  4. Pingback: Disney contre-attaque sur le petit écran partie 1 : « Tron Uprising » - Little Big Animation

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