Quoi de neuf pour « Métaphysique des tubes » au Cartoon Movie 2021 ?

Après avoir découvert au Cartoon Movie de l’année dernière le projet d’adaptation de Métaphysique des tubes par Liane-Cho Han avec Maybe Movies et Ikki Films, l’équipe est de retour cette année avec des évolutions notables sur lesquelles je vais faire le point.

Amélie, une petite fille belge de 2 ans et demi née au Japon, se prend pour Dieu. De son point de vue éveillé et acerbe, elle croit pouvoir faire pousser les plantes dans le jardin, ou traverser la mer à pied. Elle se croit au centre de tout et n’a qu’un seul but : convertir le monde à son culte. Malheureusement, le pouvoir d’Amélie toute-puissante semble se limiter à sa nounou, Nishio-san. Entre sa famille qui la traite comme n’importe quel autre enfant et une gouvernante qui la divinise, le choix est clair : Amélie sera japonaise. Mais son monde va s’écrouler à l’âge de 3 ans, lorsqu’elle apprend qu’elle devra finalement quitter le Japon.

La scénariste Aude Py (Julia, Chrysalis) a intégré le projet et co-écrit le film avec Liane-Cho Han, ce dernier ayant trouvé une partenaire pour l’aider dans cet effort d’adaptation, un souhait qu’il avait formulé lors de l’interview de l’année dernière. Si le teaser de 2020 évoquait un certain nombre d’ambiances liées au point de vue de l’héroïne sur le monde, c’est ici un pilote plus narratif qui a été dévoilé par Maybe Movies et Ikki Films, qui regroupe également plus d’artistes ayant travaillé sur Calamity : Patrice Suau et Maïlys Vallade, mais aussi Tevy Dubray (Funan, mais aussi Sorya) ont collaboré à cette nouvelle présentation dont l’animation des effets de focale, mais aussi les éléments comme l’eau, sont très spectaculaires.

Le pilote évoque avec puissance les changements de tempéraments du nourrisson Amélie, de la colère foudroyante à la douceur lactée du chocolat blanc offert par sa grand mère. L’élément liquide prend lui aussi une place importante dans l’évolution émotionnelle de son héroïne, on y retrouve des inspirations de Ponyo dans les remous de l’eau et son intégration à l’environnement d’Amélie. On remarque la note humoristique et féministe à l’égard des hommes comparés aux carpes, animaux qu’elle déteste par leur aspect lourd et disgracieux. L’ambiance musicale est composée par l’artiste Mari Fukuhara qui mettra en notes les émotions de la jeune héroïne.

Ces premières images révèlent que la sensibilité et l’imagerie poétique de l’univers de Nothomb s’accorde avec justesse à la vision animée du roman par Liane-Cho Han. On suivra avec intérêt l’avancement de ce long-métrage et on attendra 2024 pour le découvrir dans son entièreté, qui sait peut-être sur grand écran ?

Image par défaut
Muriel
Créatrice et rédactrice en chef de Little Big Animation, amatrice de curiosités et bizarreries animées. Vous pouvez aussi m'entendre faire grawr sur Grawr.fr !
Publications: 285