Ce lundi 15 avril a eu lieu la conférence de presse du Festival International du Film d’Animation d’Annecy pour annoncer une grosse partie du programme de l’édition 2019. L’une des nouveauté de cette nouvelle édition est la transformation de la sélection hors-compétition en sélection compétitive nommée « Contrechamp ». Les huit films prétendants seront donc en lice pour ce nouveau prix. Nicolas et moi-même vous confions nos impressions sur ces longs-métrages.

Away

Réalisé par Gints Zilbalodis

Un garçon et un petit oiseau parcourent une île à moto, essayant de fuir un esprit obscur et de rentrer chez eux.

Réalisé de bout en bout par Gints Zibalodis, Away est une aventure solitaire à l’image de son héros qui parcourt des univers visuels aussi vastes que périlleux. Le travail subtil de photographie sur les grand espaces donne des envies de grandes respirations et pousse à une curiosité certaine sur ce film. On peut se demander si la solitude créatrice du réalisateur (Zilbalodis travaille quasiment seul sur tous les aspects de ses animations) a déteint sur le développement introspectif du héros. A voir !

Muriel

Les Enfants de la mer

Réalisé par Ayumu Watanabe

Ruka, jeune lycéenne, vit avec sa mère. Elle se consacre à sa passion, le handball. Hélas, elle se fait injustement exclure de son équipe le premier jour des vacances. Furieuse, elle décide de rendre visite à son père à l’aquarium où il travaille. Elle y rencontre Umi, qui semble avoir le don de communiquer avec les animaux marins. Ruka est fascinée. Un soir, des événements surnaturels se produisent.

Les Enfants de la Mer s’est montré très prometteur des les premières bandes annonces avec son univers fantastico-aquatique et son héroïne aventurière. Il va sans dire que j’ai hâte de le découvrir sur le plus grand écran possible afin de m’immerger dans l’immensité de la mer en compagnie de Ruka et Umi.

Muriel

Cette adaptation du manga éponyme est l’une de mes attentes de l’année, dont je vous ai déjà parlé ici, et j’irai la voir au cinéma cet été !

Nicolas

Dia de Muertos

Réalisé par Carlos Gutiérrez Medrano

Dans la petite ville de Santa Clara, une orpheline de 16 ans, Salma, a passé sa vie à enquêter sur l’identité de ses parents, qu’elle n’a jamais connus. Lors de la célébration sacrée et traditionnelle annuelle du jour des morts, elle n’a aucun souvenir d’eux à mettre sur l’autel pour pouvoir les rencontrer. Avec ses frères adoptifs Jorge et Pedro, elle se lance dans une aventure pleine de fantômes et de crânes pour connaître la vérité sur son passé.

Dia de Muertos a le malheur de passer après les excellents Légende de Manolo et Coco, mais il sera intéressant de voir ce que nous réserve Carlos Gutiérrez Medrano et son studio indépendant Metacube pour cette nouvelle incursion dans la mythologie du jour des morts.

Nicolas

Homeless

Réalisé par José Ignacio Navarro Cox, Jorge Campusano et Santiago O’ryan

Lorsque la pire crise financière mondiale de l’histoire éclate, un groupe de clochards marginaux affronte la dictature de la dernière société encore debout. Les vagabonds veulent rétablir le système, celui qu’ils méprisent tant, afin de pouvoir remettre leur campement sous un pont.

Les chiliens bien énervés de Lunes animation reviennent après Waldo’s Dream (sélectionné à Annecy l’année dernière), dont le long-métrage Homeless se déroule dans le même univers, déjà mis en place dans la série animée du même nom en 2017. Cette histoire bien trash de sans-abris voulant remettre une société en place pour vivre sous un pont alors que le monde s’est écroulé a tous les atouts pour raconter du signifiant avec une certaine dose d’humour noir !

Nicolas

Kung Food

Réalisé par Haipeng Sun

Super Bao, un innocent et passionné petit pain farci cuit à la vapeur, va traverser des épreuves indescriptibles pour finalement devenir un grand héros qui sauvera le monde des aliments.

Cette aventure de Super Bao était dans mon viseur depuis quelques temps en tant qu’amatrice de nanars bien déjantés, je me demandais même si je le verrai de façon légale. Alors, sur grand écran durant le festival, Kung Food va naturellement se placer en séance de fin de soirée dans mon emploi du temps en espérant que l’ambiance y soit folle.

Muriel

Nous les chiens

Réalisé par Sung-Yoon Oh et Chun-Baek Lee

Le chien est le meilleur ami de l’homme. Affectueux, fidèle… mais lorsqu’il vieillit ou se comporte mal, il est abandonné comme un mouchoir souillé. Et lorsqu’il se retrouve seul face à la nature, son instinct animal reprend le dessus. L’esprit de meute également. Solidaire, déterminée, notre petite bande de chiens errants va peu à peu réapprendre à se débrouiller seule. Et découvrir la liberté.

Succédant à Lili à la découverte du monde sauvage (sorti en France via CPF), Sung-Yoon Oh passe la seconde en compagnie de Chun-Baek Lee pour cette histoire de chiens errants à la recherche d’un endroit plus accueillant, poursuivi par un chasseur sans remord. Si le précédent film possédait des personnages animés en 2D, les chiens sont ici en 3D avec des textures 2D, et les différents décors peint semblent magnifiques pour une histoire qui, si elle suit le même chemin que Lili, peut se révéler poignante. Le distributeur The Jokers parie en tous cas sur le film puisqu’ils l’ont acquis pour une future sortie française.

Nicolas

Ville Neuve

Réalisé par Félix Dufour-Laperrière

Poésie et images fortes font résonner de concert les destins intimes et collectifs. Joseph s’installe dans la maison d’un ami et tente de renouer avec la femme qui l’a quitté. Se joue alors une fragile rédemption, dans un Québec peut-être à l’aube de son indépendance.

De la comédie dramatique animée en format long destinée à des adultes, voilà quelque chose qui ne court pas les rues ! C’est pourtant ce qu’a réalisé Félix Dufour-Laperrière avec ce Ville Neuve, sélectionné à la Giornate degli Autori de la Mostra de Venise en 2018. Tout en nuances de gris dans la forme comme dans le fond, il sera intéressant de voir comment s’articule le film sur une durée d’une heure et quart. Urban Distribution a acheté le film, qui devrait être projeté dans les salles françaises d’ici à la fin de l’année.

Nicolas

Zero Impunity

Réalisé par Nicolas Blies, Stéphane Hueber-Blies et Denis Lambert

Le film fait partie d’un projet transmédia global combinant journalisme d’investigation et activisme, visant à mettre fin à l’impunité apparemment totale des violences sexuelles dans les conflits armés actuels en présentant, comme source d’inspiration, des victimes du monde entier qui ont le courage de rompre le silence. Rejoignez le mouvement !

Zero Impunity aborde un sujet difficile qui est le viol en temps de guerre et comme arme de guerre et le manque de justice sur le sujet. Ouvrir la voie et donner de la voix grâce à différents témoignages, tel est l’objectif des frères Blies et de leur co-réalisateur Denis Lambert. Ce sera une séance qu’il faudra border en toute conscience de la dureté du sujet, mais qui a toute sa place au festival d’Annecy.

Muriel

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