Charades a récupéré les droits internationaux de « Le Verrier »


Le Verrier, premier film de Mano Animation Studios et premier long métrage d’Usman Riaz avait fait sa petite sensation au dernier festival d’Annecy lors de son WIP. Également produit par Manuel Cristóbal, derrière des films comme Buñuel après l’age d’or et qui avait rejoint le projet, convaincu de son énorme potentiel. Preuve supplémentaire, ses droits viennent d’être rachetés par la société française Charades, qui s’est récemment occupée de Le petit Nicolas : Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? et Belle, pour n’en nommer que deux.

Cette dernière référence est importante, puisque Riaz est un fan déclaré des cinéastes japonais tels que Hayao Miyazaki et Mamoru Hosoda. Bien que le réalisateur ait admis lui-même que Le verrier possède une grande influence japonaise, le co-fondateur de Charades, Yohann Comte affirme que le film est plus qu’un merveilleux hommage aux premiers travaux de Miyazaki et ceux d’Hosoda. Sa valeur réside dans le fait « qu’il élargit également l’horizon de l’animation de divertissement intelligent en plaçant le Pakistan et le studio Mano sur la carte des nouveaux talents à surveiller. Charades a toujours eu une passion pour les cinéastes débutants, et c’est un début impressionnant pour Usman Riaz. »

Le Verrier raconte une histoire d’amour se déroulant dans un pays dévasté par la guerre. C’est ainsi que nous rencontrons le jeune Vincent et son père Tomas, qui travaillent dans le meilleur atelier de verrerie du pays et dont la vie est bouleversée par la proximité croissante du conflit. Pas seulement à cause du chaos que cela implique, mais en raison de l’arrivée d’un colonel et de sa fille, Alliz, violoniste en herbe qui entame une liaison avec Vincent. Une histoire d’amour en temps de guerre et de jeunes qui doivent entrer dans l’âge adulte au milieu de la destruction.

La directrice artistique Mariam Paracha a confié lors du Work In Progress du festival d’Annecy qu’il fallait trouver un équilibre entre les chara-design d’inspiration « ghiblienne » et les décors reflétant l’ambiance des rues pakistanaises. Il y a aussi un gros travail sur la consistance même du travail du verre afin qu’il soit crédible lorsqu’animé à l’écran. Si la romance est une carte narrative classique, on a envie de donner sa chance à ce jeune studio et à sa proposition esthétiquement éclectique.

Le film n’a pas de date de sortie mais est prévu pour un moment en 2023.



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