Critique – Les Croods 2 : Une Nouvelle Ère
Critique – Les Croods 2 : Une Nouvelle Ère

Critique – Les Croods 2 : Une Nouvelle Ère

Après sept ans et demi d’attente, de nombreuses annonces et un confinement, Les Croods 2 : Une nouvelle ère, réalisé par Joel Crawford, arrive enfin enfin sur grand écran à partir du 7 juillet pour réjouir votre été :

Les Croods ont besoin d’un nouvel endroit où habiter. La famille préhistorique part alors en quête d’un endroit plus sûr. Quand ils découvrent un paradis idyllique entouré de murs, ils pensent que tous leurs problèmes sont résolus… Mais une famille y vit déjà : les Betterman. Avec leur cabane dans les arbres, leurs inventions étonnantes et leurs hectares irrigués de produits frais, Les Betterman sont bien au-dessus des Croods sur l’échelle de l’évolution. Ils accueillent les Croods avec joie, mais les tensions ne tardent pas à s’intensifier entre la famille des grottes et la famille moderne. Mais une nouvelle menace va propulser les deux familles dans une aventure épique hors des murs, ce qui les obligera à accepter leurs différences et à se servir des forces des uns et des autres.

Le premier opus a mis en face de cette famille préhistorique le plus gros enjeux possible : la fin du monde. Le plus gros défi a été de renouveler l’impact tout en préservant l’authenticité des personnages. Le changement et la confrontation à un nouveau cadre se présentent comme une alternative divertissante, et permettent d’élargir l’univers à l’archétype de la famille nucléaire moderne : les Betterman.  Les Croods ont réussi à échapper à la fin du monde et à regarder vers Demain. Mais quel danger peut encore survenir et être aussi puissant de l’apocalypse ? Les Croods eux-mêmes ou les Betterman qui leur offrent l’hospitalité, un choix de fruits et légumes à faire rougir un primeur… sauf des bananes ?

Les Croods 2 : Une nouvelle ère

Ma famille d’abord

Le très attendu Croods 2 : une nouvelle ère s’articule autour de la rencontre et la confrontation de classes entre la famille Croods et les sophistiqués Betterman. Notre famille préhistorique préférée se retrouve confrontée à une vision de la modernité qui va la pousser dans ses propres retranchements. L’intimité, l’hygiène, la fenêtre-TV, et l’incroyable tentation des bananes. Toutes ces opportunités se transforment rapidement en objets de torture intérieure, notamment pour Eep et Grug qui en seront les plus impactés. Le film s’inscrit dans le registre de la comédie dramatique parfois grinçante sur la famille dans la lignée de Mon beau-père et moi et d’Un air de famille où chacun.e tire à balles réelles pour défendre son mode de vie.

Dans la famille Betterman, je demande le père : Phil, vocalisé en anglais par Peter Dinklage et en français par Antoine De Caunes est de loin le plus redoutable car il manie le verbe avec malice et brise sans pression la bulle personnelle de Grug pour arriver à ses fins. Avec sa femme, ils forment un couple diabolique digne des meilleurs soap opera, Bree et Orson (Desperate Housewives), c’est vous ? L’obsession de Claire pour les corbeilles à fruits de bienvenue est un grand délire de mère de famille nucléaire.

Cette domesticité nouvelle dans l’univers se ressent dans le design des Croods, ici plus cartoon dans leurs réactions, mais aussi avec des traits de visage et des textures plus fines sur les tenues de la famille. Cette réintroduction esthétique des personnages peut sembler étrange mais ce changement est accompagné de création de nouveaux hybrides, eux-mêmes évoluant dans un cadre quasi-agricole. On découvre des Meuhmouths, des Narwaloutres et de nouvelles variétés de Maclaques qui jouent un rôle essentiel dans ce grand huit familial, mais les plus drôles est le Coqtari dont le cri restera ancré dans votre tête longtemps après la séance.

Queens of the Stone Age

Les moments les plus doux et précieux sont la rencontre entre Eep et Aurore que l’on découvre littéralement comme une enfant du placard, ultra protégée par ses parents. Son amitié naissante avec Eep va être émancipatrice pour elle, en demande d’exprimer ses propres volontés et de se découvrir elle-même. Reprenant les codes du “girls trip” ou de l’escapade adolescente (souvent consacré au couple naissant) propres aux teens movies, Eep et Aurore vont enfreindre une des règles des Betterman, mais ce sera sans regret pour l’une comme pour l’autre. On pourrait imaginer une toute autre évolution à leur relation, mais le film choisit d’en rester à une franche amitié.

Suite à une gaffe de Grug (qui est étonné ?), la libération des personnages féminins se fait aussi de manière intergénérationnelle, bousculant le cadre bien rigide de Claire Betterman. On assiste à une scène d’empouvoirement des plus rugissantes, dans l’esprit des peintures de Frazetta avec une vibrance funky des couleurs. Cette rébellion est portée par une partition teintée de rock par Mark Mothersbaugh, celui qui vous a déjà ambiancé sur Tempête de Boulettes Géantes, La Grande Aventure Lego et qui hérite de la place laissée vacante par Alan Silvestri.

Les Croods 2 : Une nouvelle ère prend le parti d’offrir un long métrage complétement différent du premier opus, et se rapproche encore plus des Pierrafeu par son regard sur l’évolution de la société. On se régale des vannes à la mitraillette et de la trépidation constante qui laisse enfin le champ libre à Eep pour s’amuser et profiter d’une amitié féminine. Vous ne réfléchirez pas au sens de votre place dans le monde, peut-être même que vous lâcherez complétement prise, et c’est qu’on peut vous souhaiter de mieux en cette période estivale. Goûtez à ce nouveau voyage et vous en ressortirez avec la banane.

Croods 2 : une nouvelle ère est en salles dès aujourd’hui via Universal Pictures France.

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