Après un rendez-vous manqué à Cannes où il aurait dû être présent en sélection, Aya et la sorcière s’était dévoilé à Lyon lors du festival Lumière, où une poignée de happy few sont ressortis plus que mitigés de leur séance. Dernier long-métrage en date des studio Ghibli mais leur premier en 3D, ce film signé Gorō Miyazaki avait une date de diffusion au Japon mais pas encore chez nous, où Wild Bunch possède les droits d’exploitation. C’est désormais chose faite, avec une date fixée au 17 février 2021. D’ici là, espérons que la France ne sera pas embourbée dans une troisième vague du COVID…

La plupart des orphelinats sont horribles, mais à celui de St Morwald c’est Aya qui mène la danse, et elle adore cet endroit. La dernière chose qu’elle souhaite, c’est d’être adoptée par la très étrange sorcière Bella Yaga, le démon Mandrake et leur chat noir parlant, Thomas. Aya veut apprendre la magie, mais elle aura besoin de toute son astuce pour y parvenir…

Aya et la sorcière

Le film n’est pas prévu pour une sortie dans les salles japonaises et sera directement diffusé cet hiver 2020 sur la NHK, qui en est également coproductrice, ce qui fait d’Aya et la sorcière le deuxième téléfilm du studio après Ocean Waves. Une première bande-annonce du film circule depuis quelques semaines sur les réseaux et ne rassure qu’assez peu sur la qualité technique générale du métrage proposé par le studio Ghibli.

Sans aller jusqu’à qualifier Aya et la sorcière de téléfilm bas de gamme (ce que certains critiques présents au festival Lumière n’ont pas manqué de faire), il faut resituer le film de Gorō Miyazaki comme un objet destiné à la télévision, mais aussi ne pas oublier que certaines esthétiques animées japonaises nécessitent un travail d’adaptation, tant dans le fond que dans la forme, ce dont le studio Ghibli ne semble pas avoir pris l’importance, là où des œuvres comme Stand by me Doraemon ou Lupin III – The First ont réussi à franchir ce seuil.

Mais c’est également toucher à la relation houleuse entre l’industrie de l’animation japonaise et la 3D, tout comme aux résistances au sein du studio de la part d’un certain Hayao Miyazaki envers ces techniques, dont les réflexions sur le sujet sont universellement connues (et parodiées). Reste une question, celle de la qualité réelle d’Aya et la sorcière, qui demandera une vision en salles.

En attendant de profiter de cette nouvelle adaptation d’un roman de Diana Wynne Jones après Le Château Ambulant, le producteur Toshio Suzuki a annoncé il y a peu que l’ultime film du père de Gorō, Comment vivez-vous, pourrait prendre encore jusqu’à trois ans… Dans tous les cas, les films du maitre sont actuellement disponible sur Netflix.

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