« The Heike Story » : la nouvelle série de Naoko Yamada dès le 15 septembre sur Wakanim

Le classique qu’est Le Dit des Heike a finalement été adapté en animation sous le titre The Heike Story ! Un temps envisagé par Isao Takahata après Le Conte de la princesse Kaguya, c’est désormais par l’entremise de la très talentueuse Naoko Yamada que ce récit sera mis en images. Encore plus surprenant, cette production ne vient pas du studio Kyoto Animation, qu’elle a quitté il y a plus d’un an mais du très (trop ?) occupé Science Saru, qui gagne une remplaçante de choix pour combler l’absence de Masaaki Yuasa.

L’histoire nous fait suivre l’ascension et la chute du clan de samouraïs Taira pendant la guerre de Genpei (ayant eu lieu au XIIème siècle). Nous suivons Biwa, une jeune ménestrel aveugle qui peut voir les fantômes et qui rencontre Taira no Shigemori, l’héritier des Taira. Elle lui proclame alors une prophétie: celle de la chute de son clan.

The Heike Story

La série arrivera chez nous le 15 septembre sur la plate-forme Wakanim et déjà les fans de Kyoto Animation tentent de garder la tête froide suite au départ de l’une des meilleures réalisatrices en exercice de leur studio préféré. Yamada a donc quitté le giron de Kyoani après plus de dix ans de carrière et des chefs-d’œuvre tels que Silent Voice ou Liz & l’oiseau bleu pour ce qui est du long-métrage et Sound! Euphonium ou K-ON! pour les séries animées.

Pour The Heike Story, Yamada s’est à nouveau associé à Reiko Yoshida (qui a aussi scénarisé Violet Evergarden) et l’équipe technique est solide avec la mangaka Fumiko Takano (Le livre jaune : Un ami nommé Jacques Thibault, publié en France chez Sakka) au concept design, Takashi Kojima (Ride Your Wave, en salles actuellement) au character-design ou encore Tomotaka Kubo (Mary et la fleur de la sorcière) à la direction artistique.

Il sera intéressant de regarder The Heike Story sous l’angle de cette liberté créative nouvellement acquise mais aussi des contraintes techniques et humaines, le studio d’animation Science Saru traversant actuellement des remous en raison d’un grand nombre de projets en cours vu la petitesse de sa structure : le long-métrage Inu-Oh, Tatami Time Machine Blues (la suite de Tatami Galaxy) mais aussi deux épisodes de l’anthologie Star Wars Visions. Il suffit de lire ce qu’une salariée a révélé récemment pour constater que les aspirations initiales du studio d’Eunyoung Choi et Yuasa ont pris un peu de plomb dans l’aile malgré une filmographie jusqu’ici quasi parfaite, Japan Sinks relevant plus de l’exception et Eizouken de la règle.

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Nicolas
Éditorialiste et contributeur occasionnel. Amateur de toutes formes d’animations. Adore fureter sur l’internet avec sa lampe frontale pour dénicher des raretés animées. Écrit ses autres lubies et obsessions pop-culturelles sur Grawr.fr.
Publications: 739